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PPA
de l'agglomération tourangelle
Conclusion
de l'état des lieux et propositions d'actions
Deux
polluants ont été identifiés comme nécessitant
des actions :
- Le dioxyde
d'azote (NO2) pour des dépassements locaux des valeurs limites
et la nécessité de tenir compte du programme national
de réduction des émissions polluantes.
- L'ozone
(O3), polluant secondaire formé notamment à partir des
composés organiques volatils (COV), identifié également
par le PRQA.
L'état
des lieux du PPA s'est intéressé aux émissions
de composés organiques volatils (COV) de la base aérienne
de Tours. Il a mis en évidence des émissions, non négligeables,
de COV qui ont amené la commission d'élaboration du
PPA à faire réaliser une étude spécifique
afin de mieux apprécier les concentrations de polluants rencontrées
à proximité de la base.
A partir de l'état des lieux réalisé dans le
cadre du PPA, les réflexions se sont portées prioritairement
sur la réduction des émissions des sources mobiles,
mais également sur les sources fixes.
Elles concernent les oxydes d'azote et les composés organiques
volatils (qui entrent dans la cinétique de création
de l'ozone).
Un volet spécifique des actions est dédié à
la communication et à la sensibilisation du public.
24
propositions :
- 9 propositions
concernent les sources mobiles et l'urbanisation,
- 9 s'appliqueront
aux sources fixes,
- 5 sont
dédiées à la sensibilisation,
- la dernière
doit permettre la mise en place d'un suivi du PPA.
Actions
du Plan de Protection de l'Atmosphère de l'agglomération
tourangelle
Action I-1 : Recenser et cartographier
les infrastructures en fonction des concentrations de polluants relevées
ou modélisées
Action I-2 : Mettre en place
un observatoire des déplacements urbains, périurbains
et interurbains des personnes et des marchandises,
Action II-1 : Faciliter l'intermodalité
et l'utilisation des deux-roues non motorisés (vélos)
Action II-2 : Engager des actions de
communication et de sensibilisation à destination des étudiants
et lycéens
Action II-3 : Mener des campagnes d'incitation à élaborer
des plans de mobilité dans les services de l'Etat, les collectivités,
les établissements publics et les entreprises
Action
III.1 : Intégrer les déplacements dans la réflexion
urbaine, via les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT),
les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) et l'urbanisme opérationnel
Action IV-1 : Etablir un état
des acquisitions de véhicules " propres "
Action IV-2 : Intensifier les contrôles
des véhicules en matière d'émissions de polluants
Action V-1 : Compléter le recensement
des installations de combustion de plus de 400kW et < à
20 MW effectué dans le cadre du PPA
Action V-2 : Amélioration des connaissances
des rejets de composés organiques volatils (COV) et d'oxydes
d'azote (NOx) du secteur artisanal
Action VI-1 : Remise d'un bilan décennal anticipé
(installations rejetant plus de 30 tonnes de NOx)
Action VI-2 : Améliorer les performances
énergétiques des bâtiments de plus de 1000 m²
Action VI-3 : Limiter l'usage des groupes
électrogènes
Action VII-1 : Réduction des émissions de composés
organiques volatils (COV) des installations industrielles en émettant
plus de 30 tonnes par an
Action VIII-2 : Contrôle de la collecte des COV dans
les stations-service
Action IX-2 : Sensibiliser le public
mais également les professionnels de la conduite aux effets
de la conduite, de l'usage de la climatisation et de la maintenance
du véhicule sur la consommation et les émissions de
polluants
Action IX-3 : Promouvoir des campagnes de vérification
gratuite des émissions automobiles
Action IX-4 : Informer le public,
les collectivités et les entreprises sur les aides techniques
et financières existantes (ADEME ou autres)
Action X-1 : Sensibiliser le public à la qualité
de l'air, générer le besoin d'information et développer
les outils de mise à disposition de cette information.
Mise
en place du PPA
Action
I-1 : Recenser et cartographier les infrastructures en fonction des
concentrations de polluants relevées ou modélisées
Dans
le cadre de l'élaboration du PPA, une étude a été
menée par LIG'AIR (téléchargeable sur le site
de l'association) pour déterminer les axes routiers concernés
(ou susceptibles de l'être) par des dépassements de valeurs
limites en dioxyde d'azote (NO2) et benzène (C6H6). Cette étude,
qui a été engagée avant la signature du plan
par M. le Préfet et a déjà fait l'objet d'une
information de la commission d'élaboration du PPA. Elle s'attachait
également à analyser la situation pouvant être
attendue sur l'agglomération tourangelle, en 2010.
Pour répondre à la demande des commissaires enquêteurs,
la DRIRE a financé la mise à jour de l'étude
initialement réalisée dans le cadre de l'état
des lieux du PPA de l'agglomération tourangelle.
Par ailleurs, pour répondre aux interrogations des pilotes,
des études supplémentaires ont été demandées
à LIG'AIR (financement DRIRE) :
- une étude de la qualité de l'air aux abords des zones
limitées à 30 km/h
- une étude de l'impact des mesures d'urgences relatif aux
sources mobiles sur les concentrations en ozone et en dioxyde d'azote.
- une étude de l'incidence des aménagements routiers
des zones 30 sur la qualité de l'air.
-
Actualisation de la modélisation de la pollution sur les principaux
axes routiers de l'agglomération tourangelle
LIG'AIR
a pu modéliser les teneurs de 4 polluants primaires (dioxyde
d'azote, particules en suspension, benzène et monoxyde de carbone)
sur les principaux axes de circulation pour l'année 2005 et
effectuer une simulation des teneurs pour l'année 2010.
Les principales conclusions de l'actualisation des données
sur 2005 sont :
- seul le dioxyde d'azote présente des dépassements
de la valeur limite annuelle : les axes " problématiques
", où la valeur limite du dioxyde d'azote est dépassée,
sont les autoroutes (notamment l'A10) et les quais de la Loire par
endroit.
- l'objectif de qualité de 40 µg/m3 pour le dioxyde d'azote
est dépassé sur une grande partie des axes du centre
ville de Tours.
- à l'exception de quelques axes, le benzène, les particules
en suspension (PM10) et le monoxyde de carbone (CO) restent en dessous
de la valeur limite et l'objectif de qualité.
Les deux scénarios choisis pour la simulation des concentrations
à l'horizon 2010, à savoir soit une stabilité
du trafic soit une augmentation du trafic de 3 % par an, font apparaître
une chute générale des teneurs quel que soit le polluant
modélisé. La baisse des teneurs, variant entre 4 % et
17 % (hypothèse d'un trafic constant) ou entre 2,8 à
15 % (hypothèse d'un trafic augmentant de 3 % par an), serait
donc imputable à l'amélioration du parc automobile (limitation
des émissions à l'échappement, amélioration
de la nature du carburant, ...).
- Etude de la qualité de l'air aux
abords des zones limitées à 30 km/h
La vitesse des véhicules ayant une forte incidence sur les
émissions des différents polluants automobiles, cette
étude avait pour objectif d'identifier l'impact des zones limitées
à 30 km/h sur les concentrations en polluants atmosphériques
générées par le trafic routier.
Afin d'essayer de répondre à cette problématique,
Lig'Air a mené une campagne de mesures sur 6 axes de l'agglomération
tourangelle. Les résultats des mesures font apparaître
des bilans contrastés sur l'impact des zones 30 sur la qualité
de l'air.
Toutefois, au travers de cette étude, il apparaît que
les aménagements routiers et la configuration des rues ont
une influence importante sur les émissions et la diffusion
des oxydes d'azote. Ainsi, à configuration de rue identique
et en sens unique, on constate une amélioration de la qualité
de l'air au niveau des zones 30. A contrario, la mise en place d'une
zone 30 est défavorable à la qualité de l'air
dans une rue à double sens avec rétrécissement
des voies.
- Etude de l'impact des mesures d'urgences
relatif aux sources mobiles sur les concentrations en ozone et en
dioxyde d'azote
Cette étude visait l'évaluation de l'impact des mesures
d'urgence préconisées dans l'arrêté préfectoral
de l'agglomération de Tours, sur la base de l'analyse des études
déjà réalisées sur ce sujet en France.
Toutes les études recensées s'accordent sur le fait
qu'en cas de pics de pollution à l'ozone, une réduction
de 20 km/h des vitesses autorisées ne permet pas de faire décroître
les concentrations de l'ozone en zone urbaine. Ces mesures permettent
néanmoins de réduire légèrement les émissions
des oxydes d'azote et sont susceptibles de réduire les concentrations
en ozone en zone périurbaine.
-
Etude de l'incidence des aménagements routiers des zones 30
sur la qualité de l'air
Cette
étude constitue une suite de l'étude réalisée
fin 2007 et a pour objectif d'approcher, par simulation numérique,
l'influence des aménagements urbains et de la configuration
des rues sur les concentrations en dioxyde d'azote susceptibles d'être
observées. Les deux principaux aménagements urbains
utilisés pour réduire la vitesse dans les " zones
30 " ont été simulés : la chicane et le
dos d'âne.Le
type chicane a un impact plus faible sur la qualité de l'air
que l'utilisation d'un aménagement qui provoque une circulation
à vitesse saccadée (aménagement de type dos d'âne).
A l'inverse, l'utilisation d'un aménagement de type dos d'âne
peut conduire à une augmentation des concentrations en NOx
allant de
10 à plus de 40 % dans la zone aménagée, par
rapport à l'utilisation d'un aménagement de type chicane.
Cette étude a été mise à disposition des
organismes en charge de l'aménagement à partir du site
Internet de LIG'AIR.

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Actions engagées
Action
I-2 : Mettre en place un observatoire des déplacements urbains,
périurbains et interurbains des personnes et des marchandises
Les
travaux de mise en place d'un observatoire des déplacements
par l'Agence Tourangelle d'Urbanisme (ATU) pour le compte du SITCAT
ont été engagés en 2007. L'ATU a défini
plusieurs thèmes portant notamment sur le trafic routier, l'impact
des grands projets en matière de transports en commun (restructuration
du réseau de bus et création de la première ligne
de tram) et la pollution atmosphérique.
Par
ailleurs, une enquête Ménage Déplacement a été
réalisée durant l'année 2008. Une plaquette résumant
les conclusions de l'enquête est en cours de réalisation
par l'Agence d'urbanisme et devrait paraître en 2009. Les éléments
du rapport d'analyse de l'enquête sont d'ores et déjà
consultables au SITCAT sur demande.
Enfin le Conseil Régional a effectué en 2008 une étude
prospective multimodale sur l'offre de transport et les besoins de
déplacements en région Centre.
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Actions engagées
Action
II-1 : Faciliter l'intermodalité et l'utilisation des deux-roues
non motorisés (vélos)
L'utilisation
des deux-roues non motorisés est, d'une part, une alternative
crédible à l'automobile et, d'autre part, un mode complémentaire
aux transports collectifs. Sa pratique doit intégrer 3 composantes
: continuité d'itinéraires, jalonnement spécifique
et stationnement sécurisé.
En 2001, Tour(s)plus a adopté un schéma cyclable d'intérêt
communautaire. Il s'inscrit en priorité dans une problématique
de déplacements d'agglomération et privilégie
les relations communautaires en tenant compte des projets d'aménagements
communaux répondant à des enjeux plus locaux.
Depuis l'approbation du plan de protection de l'atmosphère
de l'agglomération tourangelle, plusieurs initiatives ont été
engagées pour promouvoir l'utilisation des deux-roues non motorisés
:
- VELOCITI
En service depuis septembre 2006, le dispositif de location de vélos,
nommé VELOCITI, mis en place par Tours + et le SITCAT a déjà
séduit plus de 800 personnes dans l'agglomération tourangelle.
Le succès de l'opération a incité Tour(s)plus,
le SITCAT et Fil Bleu à commander 400 vélos supplémentaires
en 2008.
- " Loire à Vélo "
L'itinéraire principal de la " Loire à Vélo
" a été finalisé en 2007 sur l'agglomération
(Tour(s)Plus, Région). Une extension du réseau (itinéraire
complémentaire de la " Loire à vélo ",
réseau utilitaire) a été effectuée en
2008.
-
Mise en place d'un service de coursiers à vélo par la
société Détours de Loire
Déjà très impliquée à Tours dans
la promotion du vélo, la société Détours
de Loire assure la vente, location, réparation de vélos
et la gestion du parc " Vélociti " mis en place par
la Ville et Tour(s) Plus. Elle anime également un réseau
de partenaires sur le parcours de la Loire à Vélo.
Afin de poursuivre son implication sur le développement durable,
cette petite entreprise a souhaité dès 2008 développer
un service VELOSSIMO de coursiers à vélo. L'objectif
est de limiter l'utilisation de gros véhicules pour le transport
de petit colis sur de courtes distances en centre ville afin d'acheminer
des plis inférieurs à 2 kg sur un rayon de 3 km.
Depuis 2008, un coursier assure sur une partie de l'agglomération
des livraisons régulières (un client régulier
et quelques courses occasionnelles). La vente d'espaces publicitaires
sur le sac à dos du coursier offre une ressource complémentaire.
- Mise en place du site internet GEOVELO
Financé
par Tour(s)Plus, le Conseil Régional et le PREDIM (Plate-forme
de Recherche et d'Expérimentation pour le Développement
de l'Information Multimodale), un site internet GEOVELO (www.geovelo.fr)
permettant de calculer ses itinéraires à vélo
a été mis en place en 2008.

-
Autres initiatives :
-
Campagnes de marquage gratuit de vélos, financées
par Tour(s)plus : 2,5 jours organisés en 2008.
- Projet d'un " groupe de pilotage vélo " auquel
participent Tour(s)plus, le SITCAT, la Ville de Tours et des associations.
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Actions engagées
Action
II-2 : Engager
des actions de communication et de sensibilisation à destination
des étudiants et lycéens
L'objectif
du Plan de Protection de l'atmosphère pour cette action est
double. Il s'agit de changer les comportements et de généraliser
la sensibilisation et les interventions dans les établissements
scolaires.
Parmi
les différentes initiatives entreprises dans le cadre de cette
action, il convient de souligner que le tarif d'abonnement mensuel
pour les étudiants a été diminué pour
le SITCAT. Même chose pour les abonnements TER avec la carte
TER Bac+ mise en place par le Conseil Régional.
Un
travail de géolocalisation des offres de transports et de mise
en ligne sur un site Internet dédié aux étudiants
(Conseil Général, SITCAT et Conseil Régional)
est en cours.
Enfin, en matière de sensibilisation à la qualité
de l'air, l'affiche " personnes sensibles " (Cf. action
X.1) a été diffusée à l'ensemble des écoles,
collèges et lycées de l'agglomérations.
- Plan Universitaire de Mobilité de l'Université de
Tours
L'agglomération de Tours dispose d'un pôle universitaire
de plus de 25 000 étudiants, multisites dont la population
est de plus en plus motorisée et qui constitue une cible privilégiée
pour la recherche de modification des comportements.
L'initiative de mettre en place un plan de mobilité a été
lancée par l'université de Tours, en partenariat avec
le SITACT, dès 2006 afin de réfléchir sur les
déplacements des étudiants et du personnel et de trouver
des résolutions aux problèmes de transports (stationnement
en particulier) et de mobilité sur l'agglomération tourangelle.
Il s'agit d'une action entreprise. Les travaux sont réalisés
par les étudiants dans le cadre de leur formation.
Après la réalisation d'un cahier des charges et d'un
prédiagnostic en 2006, 2 études ont été
lancées en 2007 : une portant sur la logique résidentielle
des étudiants (proximité par rapport au site de l'université),
l'autre visant à créer des liens avec d'autres universités
s'étant engagées dans une voie similaire.
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Actions engagées
Action II-3 : Mener des campagnes
d'incitation à élaborer des plans de mobilité
dans les services de l'Etat, les collectivités, les établissements
publics et les entreprises
Les
déplacements professionnels et domicile-travail sont au cur
des enjeux économiques et sociaux de tout employeur. Le PDE
est l'occasion de mettre fin aux nuisances quotidiennes par la concertation
et la réflexion collective.
Le 26 juin 2007, la DRIRE et l'ADEME ont organisé en partenariat
avec la CCI 45 une journée ont l'objectif était de :
- définir clairement ce qu'est un plan de déplacement
d'entreprise et/ou d'administration,
- préciser les enjeux collectifs de la démarche,
- rappeler les intérêts pour l'entreprise, le salarié,
la collectivité,
- établir les contraintes associées au PDE/PDA (quelle
taille pertinente d'entreprise ? Peut-on faire un PDE si on n'est
pas desservi par les transports en commun ? Faut-il y aller seul ou
à plusieurs ? Faut-il attendre un déménagement
? Quels sont les éléments déclencheurs ? Public,
privé ? Qu'est-ce que cela change ?),
- présenter des exemples concrets (St Microélectronic
de Tours, la SEMTAO, la Cité administrative Coligny, la FAPAL
(Fédération des parcs d'activités du Loiret),
la SNCF Tours, les Villes d'Orléans et Tours),
- informer les participants sur les aides et partenaires existants
pour l'élaboration d'un PDE/PDA.
Une
soixantaine de collectivités, d'entreprises et de services
de l'Etat étaient présents et/ou représentés.
Les
actions des PDE déjà engagés (SNCF, PLUM, Ville
de Tours,
) se sont poursuivies en 2008. 2 PDE ont également
été lancés : la société SKF à
Saint-Cyr-sur-Loire et EDF.
Depuis 2008, la possibilité de signer une convention dite "
PDE " avec le SITCAT et l'agence Fil Bleu est offerte aux entreprises
qui ont mis en place un PDE. Ladite convention implique une participation
de Fil Bleu à hauteur de 10 % sur l'abonnement mensuel. Deux
conventions PDE ont ainsi été signées en 2008
(Ville de Tours et EDF).
Lors de la réunion du 22 mai 2008, les porteurs d'actions engagées
au titre du PPA avaient identifié un besoin de coordination
des différentes actions (communication, mise à disposition
d'outils) existantes dans ce domaine. L'ensemble des acteurs concernés
s'est réuni le 16 avril 2009 et s'est accordé pour travailler
dans cette voix. Il est ainsi prévu d'élaborer un cahier
des charges relatif à une action de coordination et de sensibilisation
aux PDE sur l'agglomération tourangelle avant la fin de l'année
2009.
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Actions engagées
Action
III.I : Intégrer les déplacements dans la réflexion
urbaine, via les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT),
les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) et l'urbanisme opérationnel
Il
s'agit d'un axe politique majeur de la loi Solidarité et Renouvellements
Urbains (SRU) qui vise à compléter et à renouveler
les centres et quartiers, tout en recherchant de nouvelles formes
urbaines (habitats et activités) peu consommatrices en énergie
et en déplacement. C'est également un enjeu environnemental
majeur mis en avant par le grenelle de l'environnement.
L'élaboration du SCOT de l'agglomération tourangelle
a été initiée en 2004 par le Syndicat Mixte de
l'Agglomération Tourangelle.
En 2008, le porter à connaissance du SCOT de Tours a débuté.
L'étude de modélisation a été interrompue
en novembre 2008, considérant qu'elle était devenue
obsolète du fait de l'évolution du contexte lié
au Grenelle de l'Environnement.
La finalisation du SCOT, avec, en particulier, la rédaction
du Document d'Orientations Générales, est prévue
pour 2010.
Action
IV-1 : Etablir un état des acquisitions de véhicules
" propres "
L'article
L. 318-2.du Code de La Route (repris à l'article L.224-5 du
Code de l'environnement) prévoit que, sous réserve des
contraintes liées aux nécessités du service,
l'Etat, les établissements publics, les entreprises nationales,
pour leurs activités n'appartenant pas au secteur concurrentiel,
ainsi que les collectivités territoriales et leurs groupements,
lorsqu'ils gèrent directement ou indirectement une flotte de
plus de vingt véhicules, acquièrent ou utilisent, lors
du renouvellement de leur parc automobile, dans la proportion minimale
de 20 %, des véhicules fonctionnant à l'énergie
électrique, au gaz de pétrole liquéfié
ou au gaz naturel. Cette mesure s'applique à l'ensemble des
véhicules desdits parcs automobiles, à l'exception de
ceux dont le poids total autorisé en charge excède 3,5
tonnes.
Sur la base de cette définition, un recensement initial a été
effectué en 2006-2007. Toutefois, les pilotes d'actions du
PPA ont convenu que celui-ci devait être complété
pour ce qui concerne les services de l'État.
C'est pourquoi, l'ADEME, le Conseil Régional et la DRIRE ont
lancé en mai 2008 une enquête afin de recenser les véhicules
propres présents dans les principales agglomérations
de la région.
Par ailleurs, les pilotes proposent de retenir un nouvel indicateur
relatif au système du bonus / malus (décret n°2007-1873
du 26 décembre 2007), fondé sur les émissions
de CO2 par km des véhicules neufs, issu du Grenelle de L'environnement
et incitant les acheteurs de voitures neuves à se porter vers
les véhicules les plus sobres en carbone. En effet, cette mesure
incitative a pour conséquence de favoriser la mise sur le marché
de véhicules plus économes en énergie ce qui
se répercute sur les émissions de polluants atmosphériques
(gaz à effet de serres, oxydes d'azotes, benzène,
).
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Actions engagées
Action
IV-2 : Intensifier les contrôles des véhicules en matière
d'émissions de polluants
Avec
l'âge du véhicule, la détérioration du
couple moteur-carburant et du pot catalytique nécessite un
contrôle périodique fréquent afin d'effectuer
les réglages nécessaires à l'optimisation des
rejets à l'échappement. Malgré ces dispositions,
certains véhicules circulent en ne respectant pas les seuils
d'émissions admis.
Il existe deux types de contrôles de pollution :
- le contrôle technique obligatoire auquel les véhicules
légers particuliers et utilitaires de plus de 4 ans sont soumis
tous les 2 ans ;
- les contrôles " volants " des brigades anti-pollution.
Aussi, le Plan de Protection de l'Atmosphère prévoit
en son article 12 que, sur la demande du Préfet, les contrôles
des émissions polluantes des véhicules puissent être
renforcés sur l'agglomération tourangelle.Depuis juillet
2007, la Direction Départementale de la Sécurité
Publique d'Indre-et-Loire comptabilise les contrôles anti-pollution
effectués : 167 véhicules essences et 128 diesels (datant
de 1994 en moyenne).
Durant l'été 2008, dans le cadre de la mise en uvre
de cette action, il a été proposé d'organiser
une journée de sensibilisation des automobilistes aux émissions
polluantes de leur véhicule.
Cette initiative a été conduite par la brigade de contrôle
technique de la DDSP 37 partenaire de l'action engagée au titre
du PPA, à l'occasion de la semaine Européenne de la
mobilité le 19 septembre 2008, place Anatole France à
Tours. L'objectif était d'inciter les automobilistes à
améliorer la maintenance de leur véhicule et à
réduire leur consommation de carburants et leurs émissions
de polluants.
Ces contrôles n'étaient pas répressifs. Aucun
procès-verbal n'a été établi mais les
automobilistes ont été informés et conseillés.
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Actions engagées
Action
V-1 : Compléter le recensement des installations de
combustion de plus de 400kW et < à 20 MW effectué
dans le cadre du PPA
L'action V.1 relative au recensement des installations de combustion
de plus de 400 kW (et inférieures à 20 MW) nécessite
la prise en compte des obligations réglementaires en matière
de rendement notamment. Elle a été engagée de
manière transversale par la DRIRE Centre puisqu'une formation
spécifique a été réalisée, pour
des inspecteurs des installations classées (DDSV et DRIRE),
sur la réglementation afférente aux petites installations
de combustion :
- bref rappel de la réglementation applicable aux installations
de combustion (autorisation, déclaration, > à 1 MW,
> à 400 kW, appareil à pression
),
- présentation du cadre réglementaire s'appliquant plus
particulièrement aux installations soumises à déclaration
au titre de la législation relative aux ICPE,
- explication des points contrôlés par un bureau de contrôle,
- visite, sur site, d'une petite installation.
Les
pilotes d'actions ont souhaité réaliser en 2008 une
plaquette sur les petites installations de combustion, sur la réglementation
qui s'y applique et sur les bonnes pratiques d'entretien. Cette plaquette
a pour vocation d'aider les décideurs (syndicats de copropriétés,
élus, directeurs d'établissement scolaires,
) dans
leurs choix de suivi et d'entretien des installations de combustion
et, le cas échéant, en cas de renouvellement ou de nouvelle
installation.
En page centrale, la plaquette permet de visualiser, sur une installation
de combustion, les points de contrôle qui peuvent avoir un impact
sur la qualité des émissions, la consommation, le rendement.
Les obligations réglementaires en matière de rendement
sont également rappelées.
La plaquette a été éditée à 3000
exemplaires et diffusée à l'ensemble des décideurs
potentiellement concernés.
 |
|
Toutefois,
pour tenir compte des évolutions réglementaires récentes
introduites par les décrets du 9 juin 2009, cette plaquette
fera l'objet d'une mise à jour en 2009.
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Actions engagées
Action
V.2 : Améliorer la connaissance des émissions du secteur
artisanal (NOx et COV)
-
Contrôles des installations de nettoyage à sec
Les
pressings utilisent des solvants organiques pour le nettoyage à
sec des vêtements. Les solvants utilisés sont le perchloroéthylène
(ou tértrachloroéthylène) ou le trichloroéthylène
qui sont des composés organiques volatils auxquels sont respectivement
attribués les phrases de risque R40 et R45, en raison de leur
caractère cancérigène. Des mesures réalisées
dans des immeubles abritant des pressings ont montré des concentrations
préoccupantes de perchloroéthylène dans des appartements
situés au-dessus des pressings.
Dans
ce cadre et à la demande du ministère en charge du développement
durable, des contrôles inopinés de pressings ont été
effectués durant l'automne 2008. Ces contrôles portaient
sur les principales prescriptions réglementaires de l'arrêté
ministériel du 2 mai 2002 et de l'arrêté type
251. Cette action s'inscrivait également dans le cadre de la
mise en uvre de l'action VI-2 du Plan de Prévention de
l'Atmosphère de l'agglomération tourangelle.
Trois
pressings ont ainsi été contrôlés en 2008.
Les non-conformités les plus souvent constatées concernaient
l'absence de ventilation des ateliers, de traitement des rejets atmosphériques
et/ou de consignes de sécurité. Deux établissements
ont fait l'objet de proposition de mise en demeure et un procès-verbal
de contravention a été dressé pour l'un d'entre
eux.
Cette opération a été reconduite durant l'été
2009 avec le contrôle de 4 établissements.
- Inventaires des émissions de COV
du secteur artisanal
La
Chambre de Métiers et de l'Artisanat d'Indre-et-Loire (CMA37),
soutenue par la DRIRE, a réalisé une enquête projetant
d'évaluer les émissions atmosphériques des entreprises
artisanales sur le secteur du PPA et d'appréhender les pratiques
des entreprises en matière de consommation et d'utilisation
de produits solvantés.
Les
entreprises ciblées, sur la base d'une enquête similaire
réalisée sur le secteur du PPA de l'agglomération
d'Orléans, sont :
- les imprimeries
- les pressings
- les entreprises de mécanique / carrosserie.
En
effet, ces professions utilisent quotidiennement des produits solvantés
dans leur process ou dans le nettoyage des appareils et outils.
Les
résultats de l'étude ont été transmis
en juin 2009. Bien que n'ayant pu produire des résultats précis
sur l'évaluation des consommations et des émissions
de COV, l'étude a montré que de nombreux professionnels
avaient modifié leurs pratiques (forte augmentation de la part
des encres à basse teneur en solvants en imprimerie ou des
peintures hydrosolubles en carrosserie). Toutefois, dans l'ensemble
des trois secteurs étudiés, une certaine méconnaissance
des produits utilisés a pu être constatée mettant
ainsi en évidence l'importance d'une action de sensibilisation
des artisans.
- Inventaires des émissions du secteur
artisanal
LIG'AIR
réalise actuellement un inventaire des émissions sur
l'agglomération tourangelle. Les résultats de cet inventaire
consiste à estimer les quantités émises de 11
polluants (dont les NOx et les COV) par chaque source localisée
dans la zone d'application du PPA. Cette approche permettra de compléter
l'étude effectuée par la CMA37 et d'estimer les émissions
en NOx du secteur artisanal.
Action
VI-1 : Remise d'un bilan décennal anticipé (installations
rejetant plus de 30 tonnes de NOx)
Cette
action passe par la remise, par les exploitants, d'un dossier positionnant
les installations émettrices (et les systèmes de traitement
s'ils existent) au regard des meilleures technologies disponibles. Cette
disposition concerne les établissements soumis à la TGAP
"AIR" rejetant plus de 30 tonnes de NOx par an.Une seule installation
de l'agglomération est concernée par ces dispositions
pour des rejets supérieurs à 30 tonnes d'oxydes d'azote
par an en 2008 :
|
Nom
|
Situation
|
Date
de l'arrêté préfectoral
|
NO2
|
N2O
|
| Dalkia
la Rabière |
Joué-les-Tours
|
26/10/1998
|
31,8
t
|
1,27
t
|
Selon
l'arrêté ministériel du 29 juin 2004 modifié,
le bilan décennal " fournit les compléments et éléments
d'actualisation depuis la précédente étude d'impact
réalisée telle que prévue à l'article 3
du décret du 21 septembre 1977 susvisé. Il contient (extrait)
:
a) une analyse du fonctionnement de l'installation au cours de
la période décennale passée, sur la base des données
disponibles, notamment celles recueillies en application des prescriptions
de l'arrêté d'autorisation et de la réglementation
en vigueur. Cette analyse comprend en particulier :
- la conformité de l'installation vis-à-vis des prescriptions
de l'arrêté d'autorisation ou de la réglementation
en vigueur, et notamment des valeurs limites d'émission ;
- une synthèse de la surveillance des émissions, du fonctionnement
de l'installation et de ses effets sur l'environnement, en précisant
notamment la qualité de l'air, des eaux superficielles et souterraines
et l'état des sols ;
- l'évolution des flux des principaux polluants et l'évolution
de la gestion des déchets ;
- L. 511-1 du code de l'environnement ;
- les investissements en matière de surveillance, de prévention
et de réduction des pollutions ;
b) une analyse des performances des moyens de prévention
et de réduction des pollutions par rapport à l'efficacité
des techniques disponibles mentionnées au deuxième alinéa
de l'article 17 du décret du 21 septembre 1977 susvisé,
c'est-à-dire aux performances des meilleures techniques disponibles
telles que définies en annexe 2. " Le bilan fournit les
éléments décrivant la prise en compte des changements
substantiels dans les meilleures techniques disponibles permettant une
réduction significative des émissions sans imposer des
coûts excessifs.
c) les mesures envisagées par l'exploitant sur la base
des meilleures techniques disponibles pour supprimer, limiter et compenser
les inconvénients de l'installation ainsi que l'estimation des
dépenses correspondantes, tel que prévu au d de l'article
3 du décret du 21 septembre 1977 susvisé. Ces mesures
concernent notamment la réduction des émissions et les
conditions d'utilisation rationnelle de l'énergie ;
-
chaufferie urbaine de la Rabière
La chaufferie urbaine dite de la Rabière (rue Charles Gerhardt
à Joué-les-Tours) a remis son bilan de fonctionnement
le 19 avril 2007.
De l'analyse de ces dossiers, il ressort que les résultats d'autosurveillance
montrent un dépassement des VLE issues du BREF " Grandes
Installations de Combustion " sur un des générateurs,
pour les paramètres suivants SO2 et NOx et ce, malgré
la mise en place des MTD, à savoir l'utilisation de fioul à
très basse teneur et d'un dispositif de réduction sélective
catalytique.
Dans ce cadre, l'exploitant a réalisé une étude
de faisabilité par 3 constructeurs qui ont tous souligné
l'impossibilité technique de modifier les installations existantes.
La dernière option technique restante consiste au remplacement
complet du couple chaudière / brûleur, permettant alors
la mise en place d'un brûleur bas NOx. Toutefois, dans le cadre
de la délégation de service, les investissements nécessaires
(1 million d'euros) seraient supportés par la collectivité,
ce qui n'est pas envisageable.
Eu égard à l'usage qui est fait de ce générateur,
à savoir un générateur de secours en cas de défaillance
de ceux fonctionnant au gaz naturel, l'Inspection des Installations
Classées a proposé de limiter l'utilisation de ce générateur
à 10 jours.
L'arrêté préfectoral du 30 octobre 2008 a imposé
à l'exploitant, pour les installations et les paramètres
précités, une étude technico-économique
permettant de définir les moyens à mettre en uvre
afin de respecter la valeur limite d'émission associée
aux MTD. Aux vues des éléments d'information de cette
étude, l'exploitant devait également fournir un calendrier
de mise en uvre des actions identifiées ou un argumentaire
démontrant que les investissements nécessaires pour la
mise à niveau induiraient des coûts excessifs au regard
des améliorations attendues. Pour ce qui est des autres équipements
et les autres paramètres, l'Inspection des Installations Classées
a proposé de fixer de nouvelles valeurs limites d'émissions,
calées sur celles résultantes de la mise en uvre
de MTD lorsque celles-ci existaient.
L'étude
technico-économique a été transmise en mai 2009.
Un arrêté préfectoral complémentaire est
en cours d'élaboration.
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Actions engagées
Action
VI-3 : Limiter l'usage des groupes électrogènes
Les
groupes électrogènes sont des sources importantes d'émissions
de NOx au regard de leurs faibles puissances. Les limites de rejets
en NOx imposées par l'arrêté ministériel
du 11 août 1999 modifié relatif aux moteurs utilisant
du fuel (MAF) confirment ce constat.
Aussi le PPA vise à limiter l'usage des groupes électrogènes
sur son périmètre d'application. La démarche
de limitation d'utilisation doit débuter par un recensement
des groupes électrogènes pouvant bénéficier
des dérogations (établissements de santé, sécurité
industrielle
).
La démarche de recensement des groupes électrogènes
pouvant bénéficier d'une dérogation débutée
en 2007 s'est achevée en 2008. Les groupes électrogènes
ont par ailleurs été pris en compte dans l'arrêté
préfectoral du 3 septembre 2009 définissant les mesures
d'urgence sur l'agglomération tourangelle en cas de pics de
pollution (message de recommandation à l'attention des exploitants).
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Actions engagées
Action VII-1 : Réduction des émissions
de composés organiques volatils (COV) des installations industrielles
en émettant plus de 30 tonnes par an
Dans
le cadre de la modification de la réglementation relative aux
émissions de COV et du PPA, une action de contrôles pluriannuelle
des émissions de COV a été mise en place.
Les objectifs sont de vérifier le respect des prescriptions de
l'arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié
relatives aux COV et de vérifier la baisse des émissions
cumulées pour les plus gros émetteurs. Depuis 2006, un
contrôle des émissions de COV à phrases de risques
(R40, R45, 61
) est mené en parallèle au contrôle
de la réduction des émissions globales.
Les 10 établissements situés sur l'agglomération
tourangelle émetteurs de plus de 30 tonnes de COV en 2000 ont
été recensés et font l'objet d'un suivi annuel
:
| CCMP
Comp Cciale Manutention |
Saint-Pierre-des-Corps |
| Hutchinson |
Joué-les-Tours |
| Indena |
Tours |
| Marcadet |
Luynes |
| Michelin |
Joué-les-Tours |
| Proludic |
Vouvray |
| SKF
|
Saint-Cyr-sur-Loire |
| SMLF |
Saint-Pierre-des-Corps |
| ST
Microelectronics |
Tours |
| Trapil |
Saint-Pierre-des-Corps |
Le
suivi des émissions cumulées montre que 425 tonnes de
COV ont été émises en 2008 sur l'agglomération
tourangelle et que la réduction globale des émissions
est de 59 % au regard de 2000.
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Actions engagées
Action
VIII-2 : Contrôle de la collecte
des COV dans les stations-service
La
DRIRE a engagé, en 2007, une action de contrôles sur
les stations-service de l'agglomération.
L'objectif est de vérifier le respect des dispositions relatives
aux composés organiques volatils de l'arrêté ministériel
du 19 décembre 2008 :
-
existence d'un dispositif permettant la collecte
des COV lors de l'approvisionnement de la station-service (étape
1),
- existence d'un dispositif de collecte
des COV lors du plein des réservoirs des véhicules (étape
2),
- existence d'un contrôle annuel du système de collecte
dit de l'" étape 2 ",
- existence d'un bilan annuel des volumes
d'essences distribués.
Les
contrôles portent également sur l'affichage des consignes
et le respect des distances d'éloignement.
44 stations ont été identifiées sur le périmètre
du PPA et ont fait l'objet d'un courrier annonçant que les
contrôles débuteraient à partir du mois de septembre
2007.
5
installations ont été contrôlées durant
l'été 2008. Aucune non conformité vis-à-vis
des dispositions relatives à la récupération
de vapeur n'a été identifiée.
En
2009, cette action sera poursuivie et s'inscrira dans le cadre de
l'action nationale de contrôle des stations services demandée
par le ministère en charge du développement durable.
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Actions engagées
Action
IX-2 : Sensibiliser le public mais également les professionnels
de la conduite aux effets de la conduite, de l'usage de la climatisation
et de la maintenance du véhicule sur la consommation
et les émissions de polluants
La
surconsommation moyenne des voitures avec climatisation en marche
est de l'ordre de 30 % en ville et de 20 % en extra urbain. Pour les
véhicules à essence, cela représente une surémission
de CO de 17 % en urbain et de 75 % en en extra urbain, et une surémission
de NOx de 74 % en urbain et de 51 % en extra urbain. Pour les véhicules
diesel, cela représente une surémission de NOx de 47
% en urbain et de 27 % en extra urbain et une surémission de
particules de 60 % en urbain et de 32 % en extra urbain.
Un moteur mal réglé peut entraîner une surconsommation
allant jusqu'à 50 % en milieu urbain, et un sous-gonflage des
pneus de 0,3 bar une surconsommation de 3 %.
Impact des modes de conduite sur le niveau des rejets : vitesse (pour
une voiture moyenne, la consommation à 130 km/h est 20 % supérieure
à celle à 120 km/h), petits trajets (surconsommation
de 50 % au premier kilomètre)
Sur la base de ces constats, le PPA a retenu de sensibiliser les professionnels
de la conduite aux effets de la conduite, de l'usage de la climatisation
et de la maintenance du véhicule sur la consommation et les
émissions de polluants.
En 2008, l'ADEME a diffusé les plaquettes de communication
/ sensibilisation sur la conduite, l'entretien, le changement de véhicule.
LIG'AIR,
la SNCF, le Conseil Général, le Conseil Régional
ont participé au forum sur la mobilité mis en place
dans le cadre de la semaine de la mobilité par la Ville de
Tours. Tour(s)plus et Ville de Tours ont par ailleurs mis en place
chaque année un forum du Développement Durable intégrant
plusieurs stands sur la qualité de l'air (LIG'AIR), les déplacements
alternatifs (SNCF, Fil Bleu, Fil Vert, marquage de vélos gratuit
.)
et l'éco-conduite.
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Actions engagées
Action
IX-4 : Informer le public, les collectivités et
les entreprises sur les aides techniques et financières existantes
(ADEME ou autres)
L'ADEME
exerce ses missions dans divers domaines dont la maîtrise de
l'énergie, la promotion des énergies renouvelables et
des technologies propres et économes, la prévention
et la lutte contre la pollution de l'air
Dans ce cadre, l'ADEME
peut proposer des aides à la décision, à la sensibilisation,
à l'investissement dans de nombreux domaines (la géothermie,
les pompes à chaleur, le solaire
).
Utilisation du solaire
- l'eau chaude solaire (chauffage des piscines, eau chaude sanitaire
dans les hôpitaux, les gymnases, les écoles, les mairies
et autres bâtiments publics
).
- l'électricité photovoltaïque (éclairage
du mobilier urbain, des aires d'accueil
).
Utilisation rationnelle de l'énergie
dans le patrimoine communal
- diagnostics énergétiques approfondis de bâtiments
ou de l'éclairage public.Haute Qualité Environnementale.
Transport plus propre et maîtrise des
déplacements
- mise en place de modes de transport alternatifs à la voiture
particulière (Plan de Déplacements d'Entreprises ou
d'Etablissements Scolaires
).
- étude sur le transport de marchandises. Aides aux véhicules
propres.
Pour les entreprises : des aides
à la décision dans les domaines de l'air, l'énergie
et les déchets, des pré-diagnostics, diagnostics et
études de faisabilité sont proposés par l'ADEME.
Les aides à l'investissement ne sont pas systématiques.
Sur l'énergie, les aides ne portent que sur des premières
nationales au titre d'opérations de démonstration ainsi
que des opérations exemplaires dans les PME-PMI.
En 2007, l'action n'étant pas engagée, il n'y a pas
eu d'action particulière sur ce thème. L'ADEME a néanmoins
mis à jour son site Internet qui traite des différentes
aides existantes. Par ailleurs, les espaces EIE continuent de relayer
l'information pour le grand public.
En 2008, le Conseil Régional et l'ADEME souhaite créer
une brochure d'information pour présenter les aides ADEME et
Région (CPER) sur les thématiques environnement et énergie,
à destination des collectivités et des entreprises.
En
outre, l'ADEME et le Conseil Régional ont mis en place un Espace
Info Energie mobile et prévoient en 2009 la transformation
de l'Espace Information Energie d'Indre-et-Loire en Agence Locale
de l'Energie avec de nouvelles compétences en matière
de conseil aux Collectivités territoriales.
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Actions engagées
Action
X-1 : Sensibiliser le public à la qualité de
l'air, générer le besoin d'information et développer
les outils de mise à disposition de cette information
-
Réalisation d'une plaquette de sensibilisation des personnes
sensibles à la pollution de l'air
Cette
action
prévoit la mise en place d'une information préventive
des personnes sensibles et la mise en place d'outils transversaux
de sensibilisation du public à la pollution atmosphérique.
Dans
ce cadre, une plaquette
d'information sur les outils de communication dédiés
à la qualité de l'air et apportant des informations
sur cette qualité de l'air a été créée.
Elle
se décline également sous forme d'affiche explicative
sur l'indice Atmo et l'impact sur la santé de la qualité
de l'air. Editée à 65000 exemplaires, cette plaquette
a été transmise à tous les professionnels de
santé de la région Centre.
Cette
plaquette, qui a été co-financée par la DRASS et
la DRIRE,est disponible auprès des services de l'Etat (DDASS,
DRASS, DRIRE, Préfecture
) et peut être attribuée
en nombre sur demande à la DRIRE (thierry.louis@industrie.gouv.fr).
-
2008 : Réalisation d'une affiche destinée à sensibilisation
les enseignants aux effet de la pollution atmosphérique sur les
enfants
Faisant suite à la diffusion en 2007 de la plaquette " personnes
sensibles ", le groupe de travail personnes sensibles, composé
de représentants de l'Education Nationale, de la DRASS, de la
DDASS 45, de LIG'AIR et de la DRIRE, a décidé en 2008
de réaliser une affiche destinée à sensibiliser
les enseignants à la pollution de fond (air intérieur
et extérieur). L'objectif est qu'ils puissent en tenir compte
dans la vie au sein de la classe et dans leurs activités pédagogiques.
Les cibles prioritaires de cette action sont les enseignants du primaire,
les professeurs du secondaire de manière générale
et, en particulier, les professeurs d'éducation physique, de
sciences naturelles et de sciences physiques.
5000 exemplaires environ ont été diffusés courant
du dernier trimestre 2008 dans les écoles primaires, les collèges
et les lycées. Une affiche par école et 5 par collèges
ou lycées (salle des professeurs, CDI, point de passage...).
Pour 2008-2009, le groupe de travail personnes sensibles propose de
mettre en place un plan de communication sur plusieurs années
visant à sensibiliser les scolaires sur la pollution de fond
(réalisation de différents supports de communication adaptés
au public enseignants et élèves). L'objectif serait de
poursuivre la démarche de sensibilisation entamée via
de nouveaux supports (multimédias notamment) élaboré
dans le cadre d'activités pédagogiques des élèves.
S'inspirant
d'un dispositif testé lors de l'étude PAPRICA (1), le
groupe de travail a souhaité étudier en 2009 la mise en
place d'un système d'alerte par SMS ou courrier électronique
à destination des personnes vulnérables à la dégradation
de la qualité de l'air. Cette fonction sera accessible via l'abonnement
à un site internet dédié.
| (1)
Cette étude, dénommée PAPRICA, a été
réalisée en 2006 dans le cadre d'une thèse
en partenariat avec l'université de Tours, le Conseil Régional
et l'ADEME. Elle avait pour objectif d'étudier l'impact de
l'information anticipée d'une dégradation de la qualité
de l'air liée à l'ozone sur la qualité de vie,
l'état de santé global et la prise de médicaments
de personnes atteintes d'insuffisance respiratoire chronique. Les
conclusions de l'étude ont mis en évidence que les
patients, lorsqu'ils étaient informés en amont ont
présenté moins de symptômes respiratoires que
les patients non informés et ont réduit leur consommation
de médicaments et d'oxygène. En outre, l'économie
réalisée par la non prise du traitement a été
estimée à 300 € environ par patient. |
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Actions engagées
Mise
en place du suivi du PPA
L'article 25 de l'arrêté préfectoral en date du
16 novembre 2006 portant approbation du Plan de Protection de l'Atmosphère
de l'agglomération tourangelle prévoit la mise en place
d'un suivi, réalisé sur la base d'un bilan annuel de l'état
d'avancement du PPA par les pilotes de chaque action tels qu'ils sont
définis dans le plan. Il doit permettre :
- de proposer des priorités d'action ou des indicateurs spécifiques,
- d'effectuer, dans un délai de cinq ans après la signature
de l'arrêté préfectoral portant approbation du Plan
de Protection de l'Atmosphère, une évaluation de ce plan,
- de proposer au Préfet, à partir du bilan quinquennal,
les éventuelles révisions, prolongations et / ou modifications
du PPA.
Ce suivi sera assuré par le groupe de travail des pilotes d'actions
lequel pourra intégrer, le cas échéant, des personnes
externes en fonction des sujets abordés.
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Actions engagées
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