Le
plan de protection de l'atmosphère (PPA) de l'agglomération
orléanaise
Conclusion
de l'état des lieux et propositions d'action
Deux
polluants ont été identifiés comme nécessitant
des actions :
- Le dioxyde
d'azote (NO2) pour des dépassements locaux des valeurs limites
et la nécessité de tenir compte du programme national
de réduction des émissions polluantes.
- L'ozone
(O3), polluant secondaire formé notamment à partir des
composés organiques volatils (COV), identifié également
par le PRQA.
A
partir de l'état des lieux réalisé dans le cadre
du PPA, les réflexions se sont portées prioritairement
sur la réduction des émissions des sources mobiles, mais
également sur les sources fixes.
Elles
concernent les oxydes d'azote et les composés organiques volatils
(qui entrent dans la cinétique de création de l'ozone).
Un
volet spécifique des actions est dédié à
la communication et à la sensibilisation du public.
24 propositions :
- 11 propositions
concernent les sources mobiles et l'urbanisation,
- 8 s'appliqueront
aux sources fixes,
- 4 sont dédiées
à la sensibilisation,
- la dernière
doit permettre la mise en place d'un suivi du PPA.
Actions
engagées au titre du
Plan de Protection de l'Atmosphère de la Communauté d'agglomération
Orléans - Val de Loire
Action I-1 : agir sur l'urbanisme
Action
II.1 : recenser et cartographier les infrastructures en fonction
des niveaux de pollution relevés (ou modélisés).
Action
II.2 : établir un état annuel des acquisitions
de véhicules " propres " par les services de l'État,
les collectivités, les établissements publics, les exploitants
publics et les entreprises nationales.
Action III.1 : favoriser l'usage des
modes doux (deux-roues, marche à pied).
Action III.3 : inciter les employeurs
(publics ou privés) à mettre en place des plans de déplacements
d'entreprises (PDE).
Action
III.4 : exploiter au mieux l'étoile ferroviaire existante
Action
III.5 : mettre en uvre une politique de stationnement
cohérente et dissuasive pour le stationnement de longue durée
des personnes venant travailler en centre ville et faciliter le stationnement
des résidents hors voirie pour encourager l'usage de modes alternatifs
à la voiture
Action V.1 : améliorer la connaissance
des émissions du secteur artisanal (NOx et COV)
Action
VI.1 : remise d'un bilan décennal anticipée pour
les établissements soumis à la TGAP Air et rejetant plus
de 50 tonnes de Nox
Action
VI.2 : limiter l'usage des groupes électrogènes
sur le périmètre du PPA à certaines situations
exceptionnelles.
Action
VI.3 : améliorer les performances énergétiques
des bâtiments de plus de 1000 m2
Action
VII.1 : améliorer le contrôle des installations
de combustion de faible puissance (400 kW à 2 MW)
Action
VIII : contôler la mise en oeuvre des dispositions relatives
à la collecte des COV dans les stations services
Action VIII.1 : mettre en place un
programme de réduction négocié des émissions
de composés organiques volatils (COV) des installations industrielles
émettant plus de 30 tonnes de solvants par an.
Action
VIII.2 : contrôle de l'application des dispositions des
arrêtés ministériels de 1995 et 2001 sur la collecte
des COV dans les stations-service
La DRIRE a engagé, en 2007, une action de contrôles sur
les stations-service de l'agglomération.
Action IX-1 : informer le public, les
collectivités et les entreprises sur les aides techniques et
financières existantes de l'ADEME, en particulier sur les économies
d'énergie.
Action
IX-3 : améliorer le dispositif de transmission de l'information
sur les dépassements de seuils vers les personnes sensibles
Action X.1 : modifier les comportements
du public : sensibiliser le public à la qualité de l'air,
générer le besoin d'information et développer les
outils de mise à disposition de cette information.
Action
XI : mettre en place un suivi du PPA.
Action
I-1 : Agir sur l'urbanisme.
Cette action vise à garantir la mise en uvre des objectifs
de la loi relative à la solidarité et au renouvellement
urbain (loi SRU) spécifiques aux plans de déplacements
urbains et à l'élaboration des schémas de cohérence
territoriaux afin de :
- renforcer la cohésion urbaine,
- préciser la politique de stationnement public et privé,
- conditionner l'ouverture à l'urbanisation de zones d'habitats
ou d'activités à l'existence d'une étude de la
desserte par transports en commun ou d'un projet de desserte,
- privilégier le renouvellement de la ville sur elle-même
et développer les pôles d'équilibre.
L'indicateur de suivi concerne la prise en compte de ces éléments
dans le schéma de cohérence Territoriale (SCOT), le Plan
de déplacement urbain (PDU) les plans locaux d'urbanisme (PLU).
Le Schéma de COhérence Territoriale (SCOT) de l'agglomération
orléanaise a été mis à l'enquête publique
du 15 septembre au 15 octobre 2008.
La révision du Plan de Déplacements Urbains (PDU) de l'agglomération
orléanaise a été approuvé le 8 juillet 2008.
Avec 8 objectifs au service du développement durable, la stratégie
de mobilité retenue pour la période 2008-2013 est un rééquilibrage
des modes de déplacements en faveur des transports en commun,
du vélo et de la marche à pied. Le PDU vise à la
fois à atténuer l'augmentation prévue des déplacements
en voiture et à doubler la proportion de ceux effectués
à vélo.
La
révision du Plan de Déplacements Urbains (PDU) de l'agglomération
orléanaise a été approuvé le 8 juillet 2008.
Avec 8 objectifs au service du développement durable, la stratégie
de mobilité retenue pour la période 2008-2013 est un rééquilibrage
des modes de déplacements en faveur des transports en commun,
du vélo et de la marche à pied. Le PDU vise à la
fois à atténuer l'augmentation prévue des déplacements
en voiture et à doubler la proportion de ceux effectués
à vélo.
La DRIRE a été consultée dans le cadre des procédures
d'élaboration du SCOT et de révision du PDU pour lesquelles
elle a rendu un avis en soulignant la compatibilité avec les
objectifs du PPA.
La
DRIRE a été consultée dans le cadre des procédures
d'élaboration du SCOT et de révision du PDU pour lesquelles
elle a rendu un avis en soulignant la compatibilité avec les
objectifs du PPA.
Le PDU 2008-2013 définit la politique des déplacements
à l'horizon 2017 dans la continuité du précédent
PDU et en cohérence avec le projet global décrit dans
le Schéma de COhérence Territorial (SCOT). Il détermine
les orientations à suivre pour y parvenir et les actions à
engager par les différents acteurs. Les 8 objectifs retenus visent
à rééquilibrer les modes de déplacements
en faveur des transports en commun, du vélo et de la marche à
pied.
Il convient de noter que le PDU 2008-2013 a fait l'objet d'une évaluation
environnementale telle que prévue à l'article R122-17
du Code de l'environnement.
Le
PDU prévoit la poursuite du renouvellement du parc de transports
urbains avec des véhicules moins polluants :
- la DSP de transport public a inscrit l'obligation pour l'exploitant
de renouveler régulièrement sa flotte d'autobus afin de
maintenir son âge moyen (environ 15 bus par an pour un parc de
200 bus),
- les bus récemment acquis et mis en service sur le réseau
de bus sont équipés de filtres à particules et
fonctionnent au diester (méthyle de colza mélangé
au carburant standard),
- l'AgglO fera également l'acquisition de nouvelles rames de
tramway électriques, en complément des 22 rames de la
première ligne A (dans le cadre de la seconde ligne de tramway).
Au
terme de cinq années d'élaboration, le Schéma de
Cohérence Territorial de l'agglomération orléanaise
a été approuvé le 18 décembre 2008. Ce nouvel
outil de planification, introduit par la loi SRU de décembre
2000 vise à assurer la cohérence des politiques sectorielles
avec, par exemple, le PDU pour ce qui concerne les déplacements.
L'agglomération orléanaise a souhaité inscrire
son schéma de cohérence territoriale dans le cadre de
la stratégie nationale de développement durable définie
par le Gouvernement lors du Grenelle de l'environnement.
L'élaboration
du SCOT a également abordé une étude prospective
de l'agglomération orléanaise à l'horizon 2020.
Retour Actions engagées
Action
II - 1 : recenser
et cartographier les infrastructures en fonction des niveaux de pollution
relevés (ou modélisés).
-
Etude des émissions des sources mobiles
Dans
le cadre de l'élaboration du PPA, LIG'AIR
a mené une étude pour déterminer les axes routiers
concernés (ou susceptibles de l'être) par des dépassements
de valeurs limites en dioxyde d'azote (NO2) et benzène (C6H6).
Cette étude, engagée avant la signature du plan par le
Préfet, a déjà fait l'objet d'une information de
la commission d'élaboration du PPA. Il s'agissait également
à analyser la situation pouvant être attendue sur l'AgglO,
en 2010.
Les mesures ont été effectuées au moyen d'échantillonnage
par tubes à diffusion passive (principe de convection naturelle
de l'air à travers un tube contenant un adsorbant ou un support
solide imprégné de réactif chimique, adapté
à l'adsorption spécifique du polluant gazeux).
Au
total 47 tubes ont
été installés sur des sites caractéristiques
de la circulation automobile sur l'ensemble de l'agglomération
orléanaise.
La
mesure du dioxyde d'azote est effectuée sur l'ensemble des sites
retenus pour l'étude. Pour le benzène, seulement 9 sites
ont été instrumentés pour la mesure de ce polluant.
Ce choix est justifié par les résultats d'une récente
étude de Lig'Air, qui montre que les concentrations en benzène
sur les sites de proximité automobile, sont inférieures
aux valeurs limites annuelles.
Les
concentrations moyennes annuelles estimées à partir des
valeurs mesurées sur 15 jours montrent que la concentration en
NO2 dépasse la valeur limite annuelle 2004 (52 µg/m3) sur
environ 24% de la voirie étudiée (soit 9 sites sur les
38 étudiés). L'objectif de qualité, lui aussi,
est dépassé sur environ 74% des sites.
La
concentration maximale, estimée en 2004, est attribuée
au site du boulevard de Saint-Euverte Sanguin. Ce site est caractérisé
par un trafic routier important environ 27 800 véhicules par
jour dont 5% de poids lourds (à vitesse égale, un poids
lourd émet environ 10 fois plus d'oxydes d'azote qu'un véhicule
léger). Cependant, l'intensité du trafic routier ne peut,
à elle seule, expliquer l'ensemble des dépassements observés.
L'étroitesse des rues et la présence des bâtiments
relativement hauts sont en partie responsables des dépassements
estimés principalement en centre ville.
La
rue des Carmes (site 21) est un bon exemple de ces dépassements.
Cette rue est étroite, délimitée par des bâtiments
non séparés les uns des autres. Malgré le faible
trafic automobile qui la caractérise (5 000 véhicules
par jour), elle présente des risques de dépassement de
la valeur limite annuelle. La faible dispersion des polluants liée
à sa configuration est alors la cause principale de ces dépassements.
L'estimation
des concentrations annuelles en benzène montre que la valeur
limite en 2004 (10 µg/m3) est largement respectée. Par
contre la valeur limite de 2010 (5 µg/m3) peut être dépassée
sur le site de l'avenue Verdun sur Orléans. Le dépassement
de l'objectif de qualité (2 µg/m3) est constaté
sur plus de la moitié des axes échantillonnés.
La
confrontation des résultats de dioxyde d'azote à ceux
du benzène, met en relief l'existence de certains sites pour
lesquels les valeurs limites et/ou les seuils d'évaluation maximaux,
de ces deux polluants peuvent être dépassés (par
ordre croissant des dépassements en NO2) :
n° 18 - Orléans : Boulevard de Saint Euverte Sanguin
n° 35 - Orléans : Avenue de Verdun
n° 4 - Fleury-les-Aubrais : Tangentielle Est /
rue M. Berthelot
n° 21 - Orléans : rue des Carmes
n° 23 - La Chapelle-Saint-Mesmin : A10 / route d'Orléans
n° 22 - Orléans : Place Moulin de l'Hôpital
n° 2 - Saran : A701 et route d'Ormes
n° 1 - Fleury-les-Aubrais : RN20 / rue de Montaran
n° 14 - Orléans: Avenue Jean Zay / Av des Droits de l'Homme
n° 34 - Olivet : pont du Maréchal Leclerc
n° 31 - Saint-Pryvé-Saint-Mesmin : A71 / route de St.-Mesmin
n° 28 - Orléans : Avenue Roger Secrétain
n° 9 - Orléans : Tangentielle Est / Rue G. Eiffel
n° 39 - Orléans-la-Source: Croisement D326 et RN20
n° 25 - La Chapelle-Saint-Mesmin : route de Blois / rue Nationale
n° 13 - Saint-Jean-de-la-Ruelle : Tangentielle Ouest/rue Charles
Beauhaire
Concernant
les évolutions attendues pour 2010, les niveaux moyens en NO2
doivent baisser d'environ 7% sur l'agglomération orléanaise
par rapport à l'année 2004. Les tronçons qui semblent
poser un problème par rapport à la valeur limite 2010
sont localisés aux abords de l'autoroute A10 et au centre d'Orléans.
A titre indicatif, la valeur limite 2010 serait dépassée
sur 4,7% des axes routiers étudiés, alors que le dépassement
était de 14% en 2004.
Cette
étude a été complétée par une simulation
numérique sur 148 tronçons routiers de l'agglomération
orléanaise. Les résultats de simulation montrent que la
valeur limite applicable pour l'année 2004 (52 µg/m3) est
dépassée uniquement sur le tronçon de l'autoroute
A10 situé sur les deux communes de SARAN et d'INGRE. Ce tronçon
est caractérisé par un trafic très important, plus
de 70 000 véhicules/jour et un taux élevé de poids
lourds (18%). Sur l'ensemble des tronçons étudiés,
86% présentent des concentrations en NO2 inférieures ou
égales à l'objectif de qualité et 59% présentent
des niveaux inférieurs au seuil d'évaluation maximal.
-
Etudes relatives à la qualité de l'air aux abords des
zones limitées à 30km/h
La
limitation de la vitesse des véhicules à 30 km/h sur certains
secteurs urbains répond d'abord à un objectif de sécurité
publique : améliorer la sécurité des deux roues
et des piétons qui fréquentent ces portions de voiries.
Mais la réduction des émissions polluantes dues au trafic
automobile est également évoquée. C'est pour vérifier
la pertinence de cette approche, afin d'en tirer les enseignements utiles
pour le futur, que les pilotes d'actions du PPA ont demandé à
LIG'AIR en 2007 une première étude pour répondre
à leurs interrogations sur ce sujet.
La vitesse des véhicules ayant une forte incidence sur les émissions
des différents polluants automobiles, cette étude avait
pour objectif d'identifier l'impact des zones limitées à
30 km/h sur les concentrations en polluants atmosphériques générées
par le trafic routier.
Afin
d'essayer de répondre à cette problématique, Lig'Air
a mené une campagne de mesures sur 6 axes de l'agglomération
orléanaise. Les résultats des mesures font apparaître
des bilans contrastés et des résultats difficilement interprétables
sur l'impact des zones 30 sur la qualité de l'air.
Toutefois,
au travers de cette étude, il apparaît que les aménagements
routiers et la configuration des rues ont une influence importante sur
les émissions et la diffusion des oxydes d'azote. Ainsi, à
configuration de rue identique et en sens unique, on constate une amélioration
de la qualité de l'air au niveau des zones 30.
Une
étude ayant pour objectif d'approcher, par simulation numérique,
l'influence des aménagements urbains et de la configuration des
rues sur les concentrations en dioxyde d'azote susceptibles d'être
observées, a été réalisée en 2008
par Lig'air. Les deux principaux aménagements urbains utilisés
pour réduire la vitesse dans les " zones 30 " ont été
simulés : la chicane et le dos d'âne.

L'étude
montre que l'utilisation d'un aménagement qui réduit la
vitesse de circulation, tout en maintenant cette dernière fluide
et constante le long de la zone aménagée (aménagement
de type chicane) a un impact plus faible sur la qualité de l'air
que l'utilisation d'un aménagement qui provoque une circulation
à vitesse saccadée (aménagement de type dos d'âne).
A l'inverse, l'utilisation d'un aménagement de type dos d'âne
peut conduire à une augmentation des concentrations en NOx allant
de 10 à plus de 40% dans la zone aménagée, par
rapport à l'utilisation d'un aménagement de type chicane.
De plus, la multiplicité des zones aménagées, d'une
façon générale, et en particulier sur un même
axe, tend à augmenter les zones de fortes concentrations. Cette
augmentation peut être accentuée par l'utilisation d'aménagement
de type dos d'âne.
Cette
étude a été mise à disposition des organismes
en charge de l'aménagement à partir du site Internet de
LIG'AIR.
Retour
Actions engagées
Action II.2 : établir un état
annuel des acquisitions de véhicules " propres " par
les services de l'État, les collectivités, les établissements
publics, les exploitants publics et les entreprises nationales.
L'article
L. 318-2.du Code de La Route (repris à l'article L.224-5 du Code
de l'environnement) prévoit que, sous réserve des contraintes
liées aux nécessités du service, l'Etat, les établissements
publics, les entreprises nationales, pour leurs activités n'appartenant
pas au secteur concurrentiel, ainsi que les collectivités territoriales
et leurs groupements, lorsqu'ils gèrent directement ou indirectement
une flotte de plus de vingt véhicules, acquièrent ou utilisent,
lors du renouvellement de leur parc automobile, dans la proportion minimale
de 20 %, des véhicules fonctionnant à l'énergie
électrique, au gaz de pétrole liquéfié ou
au gaz naturel. Cette mesure s'applique à l'ensemble des véhicules
desdits parcs automobiles, à l'exception de ceux dont le poids
total autorisé en charge excède 3,5 tonnes.
Sur la base de cette définition, un recensement initial a été
effectué en 2006-2007. Toutefois, les pilotes d'actions du PPA
ont convenu que celui-ci devait être complété pour
ce qui concerne les services de l'État.
C'est pourquoi, l'ADEME, le Conseil Régional et la DRIRE ont
préparé un questionnaire qui sera transmis à tous
les services de l'Etat recensés sur le périmètre
d'application du PPA. Celui-ci a éte transmis en mai 2009.
Par ailleurs, les pilotes proposent de retenir un nouvel indicateur
relatif au système du bonus / malus (décret n°2007-1873
du 26 décembre 2007), fondé sur les émissions de
CO2 par km des véhicules neufs, issu du Grenelle de L'environnement
et incitant les acheteurs de voitures neuves à se porter vers
les véhicules les plus sobres en carbone. En effet, cette mesure
incitative a pour conséquence de favoriser la mise sur le marché
de véhicules plus économes en énergie ce qui se
répercute sur les émissions de polluants atmosphériques
(gaz à effet de serres, oxydes d'azotes, benzène,
).
Action
III.1 : favoriser l'usage des modes doux (deux-roues, marche à
pied).
A
l'instar de l'agglomération orléanaise qui a adopté
son schéma directeur cyclable en 2003, le département
du Loiret a lancé une étude visant à doter le département
d'une politique globale en matière de déplacements cyclables
formalisée dans le cadre d'un schéma directeur départemental.
Une étude relative au lancement du Schéma Départemental
des déplacements a été lancée début
2008. A terme, un tel schéma doit permettre de coordonner, au
niveau départemental, les différentes politiques sectorielles
et de mettre en cohérence les divers composantes de la dynamique
des déplacements dans une approche multimodale.
-
le covoiturage
Un
site Internet dédié au covoiturage
a par ailleurs été mis en place en 2008 par la ville d'Orléans,
l'AgglO, le BRGM et la CCI. Il est ouvert aux autres administrations
dotées d'un PDE/PDA.

-
les transports en commun
D'ores
et déjà, la seconde ligne de Tram a été
décidée, l'Agglomération a défini ses priorités
d'action pour sa politique de transports avec, notamment, la constitution
d'un réseau de transports en commun hiérarchisé,
maillé et structuré et l'acquisition de bus propres et
36 % des itinéraires cyclables sont en place (à un rythme
de 9 km/an pendant la première période de vie du PDU).
-
les deux roues non motorisées
L'utilisation
des deux-roues non motorisées est, d'une part, une alternative
crédible à l'automobile et, d'autre part, un mode complémentaire
aux transports collectifs. Sa pratique doit intégrer 3 composantes
: continuité d'itinéraires, jalonnement spécifique
et stationnement sécurisé.
Depuis
l'été 2007, l'AgglO a mis à disposition des habitants
un dispositif de location de vélos en libre service Vélo'+.
Ce service comprend 300 vélos et 32 stations espacées
les unes des autres de 300 mètres en moyenne. Elles sont situées
à Orléans, Fleury les Aubrais et St Jean le Blanc. Le
service vélo'+ est ouvert 7j/7, 24h/24 et permet de louer un
vélo pour une durée maximum de 24h. 115 000 voyages ont
été enregistrés en 2008.
Pour
favoriser l'intermodalité entre les vélos et le transport
en commun, l'AgglO a développé sur son territoire un maillage
de parcs à vélo. Il s'agit de stationnements vélos
abrités et sécurisés (un câble lié
à la structure de l'abri permet d'attacher la roue avant, le
cadre et la roue arrière à l'aide d'un antivol personnel)
situés aux principales stations de tramway ou de bus.
Fin
2008, l'AgglO a recensé sur son territoire : 279 km de piste
cyclable, 3266 places de stationnement pour les vélos, 32 stations
Vélo'+, 18 abris-vélos.
Il
existe aujourd'hui 8 boucles de comptage de vélos permanents
: la Haretière, Jean-Zay X 2, Gaston Galloux, Bois de l'Ile,
Pont de l'Europe X 2 et sur le pont Thinat.
En
2009, d'autres actions seront engagées par les collectivités
territoriales et l'AgglO pour inciter l'usage des modes doux :
- le vélotour organisé par la ville d'Orléans en
juin 2009 dans le cadre des journées du développement
durable ;
- la carte " l'AgglO à vélo " édité
tous les ans depuis 2005 faisant mention des itinéraires cyclables,
des possibilités de stationnement notamment surveillés
ou sécurisés ;
- la participation de l'AgglO à la semaine de la mobilité
du 16-22 septembre de chaque année et aux journées du
développement durable de la ville d'Orléans (campagne
de marquage des vélos, conférence) ;
- le site internet de la ville d'Olivet pour inciter au ramassage scolaire
à pied (ligne de pédibus) ;
Par
ailleurs, d'autres boucles de comptage devraient être installées.
Une station Vélo+ supplémentaire est prévue en
2009.
Mise
en place d'une centrale de mobilité en 2009 :
Dans
le cadre de son agenda 21, la région Centre a souhaité
mettre en place une centrale de mobilité. Ce service d'aide à
la mobilité multimodale à l'échelle régionale
devrait permettre à un usager de trouver en une seule source
(site Internet) toutes les informations nécessaires à
la réalisation d'un déplacement en région Centre.
Quelque soit le ou les modes envisagés par l'usager (transport
en commun, vélo, route, fer, etc.) les informations diffusées
lui permettront de choisir l'itinéraire et le mode le plus adapté.
La mise en service de ce site Internet est prévue pour 2009.
Dans cette opération, l'AgglO a souhaité s'associer à
la région dans le cadre de l'orientation 6 (promouvoir des comportements
de déplacements citoyens), action 33 intitulée "
Développer l'information multimodale " de son Plan de déplacements
urbains 2008-2013.
Action
III.3 : inciter les employeurs (publics ou privés) à mettre
en place des plans de déplacements d'entreprises (PDE).
Les
déplacements professionnels et domicile-travail sont au cur
des enjeux économiques et sociaux de tout employeur. Le PDE est
l'occasion de mettre fin aux nuisances quotidiennes par la concertation
et la réflexion collective.
Après avoir organisé conjointement en juin 2007, une journée
de sensibilisation sur la thématique,la CCI avec l'aide de l'ADEME,
du Conseil Régional et de la DRIRE, a recruté en juin
2008 un chargé de mission " mobilité " pour
une durée de 3 ans dont l'objectif est de sensibiliser les entreprises
à la mise en place de Plans de Déplacements Entreprises
et à les accompagner dans leurs démarches.
Les entreprises peuvent bénéficier d'une action de conseil
individuel, de pré-diagnostic et d'accompagnement. Un Plan de
Déplacements Entreprises (PDE) est un ensemble de mesures permettant
de favoriser l'utilisation des moyens de transport alternatifs à
la voiture individuelle, pour les trajets domicile travail et professionnels.
Les cibles démarchées en 2008 ont été les
entreprises des zones d'activités de l'agglomération orléanaise
sur lesquelles des études PDE ont été engagées.
Ainsi,
en 2008, l'activité de la chargé de mission " mobilité
" a permis de :
- Sensibiliser 120 entreprises ;
- Organiser 4 réunions avec pour objectif de sensibiliser les
participants en leur expliquant la démarche et en leur présentant
des cas concrets de PDE en région Centre ;
- Réaliser 2 pré diagnostics ;
- Accompagner 2 PDE.
A
noter, également, le lancement des plans de mobilité de
l'Université d'Orléans (mi 2008) et de la cité
Coligny (septembre 2008).
Le
nombre de salariés de l'agglomération orléanaise
concerné par un PDE est estimé aujourd'hui à 21
000 salariés.
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Actions engagées
Action
III.4 : Exploiter au mieux l'étoile ferroviaire existante
Cette
action a pour objectif d'améliorer l'exploitation de l'étoile
ferroviaire existante en étudiant :
- les potentiels de trafics de voyageurs dans l'aire urbaine d'Orléans
(cf. études de réouverture des lignes Orléans-
Chartres, Orléans - Pithiviers et Orléans - Montargis),
- l'augmentation des navettes SNCF entre la gare de St Cyr / La Source
et la gare des Aubrais
- la possibilité d'utiliser des embranchements ferroviaires,
notamment lors de la création de nouvelles zones d'activités,
En 2008, il convient de souligner la réouverture de la ligne
Orléans-Chartres au trafic de voyageurs et le lancement d'une
étude de faisabilité de réouverture de la ligne
Orléans Châteauneuf-sur-Loire au trafic de voyageurs.
A noter que, les travaux sur la ligne Orléans-Chartres prévoient
la réouverture du tronçon Chartres Voves dans le cadre
du CPER 2007-2013.
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Actions engagées
Action
III.5 : Mettre en uvre une politique de stationnement cohérente
et dissuasive pour le stationnement de longue durée des personnes
venant travailler en centre ville et faciliter le stationnement des
résidents hors voirie pour encourager l'usage de modes alternatifs
à la voiture
Les
actions en matière de stationnement ont, pour les usagers qu'ils
soient résidents ou visiteurs, une influence directe sur le
choix de leur mode de déplacements.
L'orientation 4 du PDU de l'agglomération orléanaise
vise à maîtriser le stationnement. L'objectif recherché
est d'équilibrer les besoins des résidents par rapport
aux besoins des visiteurs et des actifs venant travailler en centre
ville. Ainsi, les visiteurs sont incités à se stationner
dans les parcs et les pendulaires à utiliser les transports
en commun depuis les parcs relais. La lisibilité de la tarification
entre les parcs et la voirie permet à chacun de faire un choix
objectif. La lutte contre le stationnement illicite est également
une action nécessaire et retenue par le PDU.
En 2007 (dernier chiffre disponible), 9 313 places de stationnement,
payantes ou gratuites, étaient comptabilisées (contre
9 369 en 2006). Ces données ne concernent que la Ville d'Orléans.
Action
IV.1 : Faire respecter les vitesses par un renforcement de l'information
et des contrôles de vitesse
L'état
des lieux réalisé dans le cadre de l'élaboration
du PPA a montré que l'approche citoyenne de la conduite est
en cours. Les limitations de vitesses sont mieux comprises et respectées
sur les axes contrôlés, le nombre de décès
a déjà baissé sensiblement. Les émissions
polluantes associées aux sources mobiles sont directement liées
au comportement des usagers et la pollution a également un
impact direct sur la santé, notamment pour les personnes sensibles.
Dans le cadre de la mise en uvre de cette action, une opération
de contrôles de vitesse a été organisée
sur la période du 9 au 12 juillet 2009 (l'été
2009 étant une période propice à la formation
d'ozone). Son objectif était d'ajouter un aspect de protection
de l'environnement (réduction de la consommation de carburants
et des émissions de polluants) aux contrôles de vitesse
destinés à améliorer la sécurité
routière.

Elle
visait des axes fréquentés de l'agglomération
tels que l'A10, l'A71, la RN20 ou la RN60, tout véhicule confondu.
Les automobilistes ont été informés en amont
de l'opération via un communiqué de presse et la distribution
de messages d'information au niveau des 3 barrières de péage
présentes sur l'agglomération par COFIROUTE.
Durant
cette opération, 18 points de contrôles ont été
mis en place par la gendarmerie et la DDSP et 398 véhicules
ont été contrôlés.
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Actions engagées
Action
V.1 : améliorer la connaissance des émissions du secteur
artisanal (NOx et COV)
-
Etude des émissions potentielles de composés organiques
volatifs du secteur artisanal
Une
étude, co financée par la Chambre de Métiers du
Loiret et la DRIRE, a été menée fin 2006 sur les
émissions potentielles de composés organiques volatils
et d'oxydes d'azote des artisans.
Cette étude, réalisée par la chambre de Métiers,
a reposé sur un questionnaire et sur des diagnostics établis
à partir de 12 visites sur site. A noter que les suivis des actions
collectives " Pressing propre " et " Imprim'vert "
ont également été utilisés.
L'objectif
était de quantifier l'utilisation de solvants dans les entreprises
artisanales et d'en appréhender les pratiques.
Les
secteurs cibles ont été déterminés en fonction
de leur utilisation quotidienne de solvants (et hors champs de l'autorisation
ICPE) soit 191 entreprises de l'AgglO :
|
Imprimeries
|
Pressing
|
Mécanique
auto
|
Carrosserie
|
|
21
|
24
|
117
|
29
|
 |
Bilan
imprimerie
Rapportée au secteur, la consommation de solvants est d'environ
30 tonnes par an. S'agissant d'un maximum et alors que les encres
à faibles taux de solvants sont de plus en plus utilisées
et que les adhérents à Impri'vert font éliminer
plus de 10 t/an de solvants souillés, ce bilan confirme
que les rejets de ce secteur de l'artisanat restent très
faibles.
|
 |
Bilan
pressing
Le solvant utilisé reste du perchloréthylène
(11.000 tonnes utilisées en 2004 en France). Ce produit est
aujourd'hui étiqueté " nocif " et "
dangereux pour l'environnement " mais il est également
R40 (cancérigène probable) selon l'INRS. |
Taux
d'équipement en fontaine à solvant 
|
Bilan
mécanique automobile et carrosserie
Près de la moitié des entreprises de mécanique
automobile disposent d'une fontaine à solvants et 85 %
de ces installations sont en circuit fermé. La consommation
estimée du secteur, sur l'AgglO, est de moins de 4 tonnes
par an. Globalement, ces appareils sont gérés par
des prestataires spécialisés. Les émissions
globales estimées du secteur mécanique sont de moins
de 4 tonnes par an sur l'AgglO
Pour le secteur de la carrosserie, la grande majorité des
entreprises semblent disposer de fontaines à solvants avec
un pourcentage significatif de fontaine en circuit fermé
(92 %).
Concernant
la peinture, l'hydrodiluable se développe mais les vernis
et les durcisseurs gardent des teneurs en solvants importantes.
Globalement,
et pour l'ensemble du secteur sur l'AgglO, les émissions
de COV sont de :
- 5 tonnes via les fontaines,
- 10 tonnes de solvants purs,
- 16 tonnes dues aux peintures et produits solvantés.
|
Les
émissions globales de COV des secteurs de l'artisanat étudiés
se révèlent de l'ordre de 60 t/an et sont donc très
faibles au regard des émissions des autres secteurs sur l'agglomération
(235 tonnes pour une base aérienne, 470 tonnes pour les ICPE).
-
Conclusions
Suite
à l'étude sur les émissions du secteur artisanal,
la chambre des métiers du Loiret a poursuivi ses actions de sensibilisation
des imprimeurs. Ainsi, les entreprises disposant de plus de 10 salariés
(consommation supérieure à une tonne par an environ) ont
été sensibilisés aux impacts environnementaux des
solvants afin de réduire leurs achats de solvants.
La Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Loiret (CMA 45) a
poursuivi son action de sensibilisation des secteurs de l'imprimerie,
des pressings et de la mécanique automobile, identifiées
comme principaux métiers de l'artisanat émetteurs de COV
sur l'agglomération.
- Ainsi, la CMA 45 a procédé en 2008 à la visite
de toutes les entreprises bénéficiant du label Imprim'Vert
(8 sur 21 entreprises recensées) afin de vérifier le respect
des critères dudit label. L'action de sensibilisation des autres
imprimeurs s'est poursuivi.
- S'agissant des pressings, et dans la continuité des actions
de contrôles effectués en octobre 2008 à l'initiative
du MEEDDM, les exploitants ont été sensibilisés
par la CMA 45 à la réglementation des installations classées
applicable à leur installation.
- Enfin, pour ce qui concerne le secteur de la mécanique automobile,
les artisans du secteur ont été sensibilisés à
l'usage de produits à faible taux de solvants et à la
poursuite de la mise en place des fontaines fermées.
-
Action de contrôle des pressings
A
la demande du ministère en charge du développement durable,
des contrôles inopinés de pressings ont été
effectués durant l'automne 2008. Ces contrôles portaient
sur les principales prescriptions réglementaires de l'arrêté
ministériel du 2 mai 2002 et de l'arrêté type 251.
Cette action s'inscrivait également dans le cadre de la mise
en uvre de l'action V-1 du Plan de Prévention de l'Atmosphère
de l'agglomération orléanaise.
Deux pressings ont ainsi été contrôlés en
2008. Cette opération a été reconduite durant l'été
2009 avec le contrôle de 2 établissements. Un seul site
a montré des non-conformités du fait de l'absence de ventilation
et de traitement des rejets atmosphériques.
-
Inventaire des émissions du secteur artisanal
LIG'AIR
réalise actuellement un inventaire des émissions sur l'agglomération
orléanaise. Cet inventaire consiste à estimer les quantités
émises de 11 polluants (dont les NOx et les COV) par chaque source
localisée dans la zone d'application du PPA. Cette approche permettra
de compléter l'étude effectuée par la CMA45 en
2007 et d'estimer les émissions en NOx du secteur artisanal.
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Actions engagées
Action
VI.1 : remise d'un bilan décennal anticipée pour les établissements
soumis à la TGAP Air et rejetant plus de 50 tonnes de NOx
Cette
action passe par la remise, par les exploitants, d'un dossier positionnant
les installations émettrices (et les systèmes de traitement
s'ils existent) au regard des meilleures technologies disponibles. Cette
disposition concerne les établissements soumis à la TGAP
"AIR" rejetant plus de 50 tonnes de NOx par an.
En 2006, quatre installations de l'agglomération étaient
concernées par ces dispositions pour des rejets supérieurs
à 50 tonnes d'oxydes d'azote par an :
|
NOM
|
SITUATION
|
Date
de l'AP
|
NO2
en 2006
|
NO2
en 2007
|
| DURALEX
INTERN.France |
LA
CHAPELLE ST MESMIN |
09/03/1998
|
112,86
|
86,77
|
| DALKIA
S.O.C.O.S |
ORLEANS
LA SOURCE |
22/11/1999
|
80,32
|
67,77
|
| SODC |
ORLEANS
FG BANNIER |
23/06/2005
|
56,96
|
24,34
|
| UTOM
ORVADE |
SARAN |
15/10/1999
|
155,32
|
127,83
|
Globalement,
les émissions de NOx sont à la baisse sur les quatre établissements
en question. Un des établissements est d'ailleurs passé
sous le seuil des 50 tonnes, seuil à partir duquel les dispositions
de l'article 19 de l'arrêté d'approbation du PPA sont applicables.
Les sociétés ont transmis leur bilan décennal lequel
a été le cas échéant complété
à la demande de l'inspection des installations classées
afin, notamment, d'analyser les performances et les moyens de prévention
et de réduction des pollutions par rapport aux performances associées
à l'emploi des meilleures techniques disponibles (MTD).
Dans les cas où des écarts par rapport aux niveaux d'émissions
des MTD étaient constatées, une étude technico-économique
de réduction des émissions afin d'atteindre les niveaux
d'émissions associées aux MTD sera prescrit aux exploitants
concernés.
Dans le cas contraire, les normes imposées aux établissements
seront abaissés pour atteindre les niveaux d'émissions
associées aux BREF de la directive IPPC.
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Actions engagées
Action
VI.2 : Limiter l'usage des groupes électrogènes,
sur le périmètre du PPA, à certaines situations
exceptionnelles
Cette action n'a pas été engagée sur la période
2007-2008. Néanmoins, la préfecture et la DRIRE ont réalisé
un premier inventaire des établissements pouvant faire l'objet
d'une dérogation pour des raisons de sécurité (liste
des abonnés prioritaires). Ce recensement s'est achevé
en 2008.
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Actions engagées
Action
VI.3 : Améliorer les performances énergétiques
des bâtiments de plus de 1000 m²
L'enjeu
posé par la directive européenne 2002/91/CE est l'amélioration
de la performance énergétique des bâtiments. Le
bilan global des émissions dressé par le PPA montre que
le secteur résidentiel / tertiaire est une source significative
d'émissions polluantes et notamment en Nox.
La traduction de cette directive a notamment donné lieu à
deux textes :
- décret n°2007-363 du 19 mars 2007 relatif aux études
de faisabilité des approvisionnements en énergie, aux
caractéristiques thermiques et à la performance énergétique
des bâtiments existants et à l'affichage du diagnostic
énergétique ;
- arrêté du 18 décembre 2007 relatif aux études
de faisabilité des approvisionnements en énergie pour
des bâtiments neufs et parties nouvelles de bâtiments et
pour les rénovations de certains bâtiments en France métropolitaine.
Ces textes s'appliquent à " la construction de tout bâtiment
nouveau ou partie nouvelle de bâtiment ou toute opération
de construction de bâtiments, dont la surface hors uvre
nette totale est supérieure à 1 000 m² ".
Les dispositions du décret, codifiées dans le code de
la construction et de l'habitation expliquent que " préalablement
au dépôt du permis de construire, le maître d'ouvrage
réalise une étude de faisabilité technique et économique
".
L'arrêté précise le contenu de cette étude
qui doit conduire le maître d'ouvrage à s'interroger sur
les différents système d'approvisionnement en énergie,
sa consommation future, les coûts d'investissement et l'adaptation
de la structure du bâtiment.
La France a mis en place récemment une nouvelle réglementation
afin d'orienter les maîtres d'ouvrage de constructions de bâtiments
de plus de 1000 m² vers des choix les plus judicieux d'un point
de vue " consommation énergétique ". Or, s'agissant
d'éléments " préalable au dépôt
du permis de construire ", les services en charge de l'instruction
des permis n'ont pas - à ce jour - d'élément sur
ces études.
L'action VI-3 n'ayant pas encore était engagée, la DDE
du Loiret propose au préalable de mettre en place un suivi de
l'application de cette réglementation sur la zone d'application
du PPA en réalisant notamment :
- une analyse sur l'année 2008 qui donnera aux pilotes d'action
les éléments nécessaires pour construire ce suivi
(indicateurs, sources des données, exploitation des données).
- des outils de communication à destination des maîtres
d'ouvrage potentiels afin de les sensibiliser à l'étude
de faisabilité des approvisionnements en énergie (contenu,
prestataires, etc.) qui pourraient être communiqués au
moment du permis de construire.
La DDE du Loiret a par ailleurs proposé de mener une analyse
de la base de données de suivi des permis de construire (SITADEL)
pour extraire les éléments permettant un suivi du nombre
de constructions répondant aux critères des décret
et arrêté sus-cités qui doivent avoir fait l'objet
d'une étude en amont du permis de construire sur l'année
2008.
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Actions engagées
Action
VII.1 : améliorer le contrôle des installations de combustion
de faible puissance (400 kW à 2MW)
Cette
action a été engagée dès 2006 de manière
transversale par la DRIRE Centre puisqu'une formation spécifique
a été réalisée pour des inspecteurs des
installations classées (DDSV et DRIRE), sur la réglementation
afférente aux petites installations de combustion :
- bref rappel de la réglementation applicable aux installations
de combustion (autorisation, déclaration, > à 1 MW,
> à 400 kW, appareil à pression
),
- présentation du cadre réglementaire s'appliquant plus
particulièrement aux installations soumises à déclaration
au titre de la législation relative aux ICPE,
- explication des points contrôlés par un bureau de contrôle,
- visite, sur site, d'une petite installation.
Les pilotes d'actions ont souhaité réaliser en 2008 une
plaquette sur les petites installations de combustion, sur la réglementation
qui s'y applique et sur les bonnes pratiques d'entretien. Cette plaquette
a pour vocation d'aider les décideurs (syndicats de copropriétés,
élus, directeurs d'établissement scolaires,
) dans
leurs choix de suivi et d'entretien des installations de combustion
et, le cas échéant, en cas de renouvellement ou de nouvelle
installation.
En
page centrale, la plaquette permet de visualiser, sur une installation
de combustion, les points de contrôle qui peuvent avoir un impact
sur la qualité des émissions, la consommation, le rendement.
Les obligations réglementaires en matière de rendement
sont également rappelées.
La plaquette a été éditée à 3000
exemplaires et sera diffusée à l'ensemble des décideurs
potentiellement concernés.
Un
inventaire des établissements soumis à déclaration
a été réalisé en 2008 à partir des
archives de la préfecture. 94 installations relevant de la rubrique
2910 ont ainsi été recensées sur l'agglomération
orléanaise. La plaquette leur a été adressée.
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Actions engagées
Action
VIII : Contrôler la mise en uvre des dispositions relatives
à la collecte des COV dans les stations-service.
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Actions engagées
Action
VIII.1 : mettre en place un programme de réduction négocié
des émissions de composés organiques volatils (COV) des
installations industrielles émettant plus de 30 tonnes de solvants
par an.
Dans
le cadre de la modification de la réglementation relative aux
émissions de COV et du PPA, une action de contrôles pluriannuelle
des émissions de COV a été mise en place.
Les objectifs sont de vérifier le respect des prescriptions de
l'arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié
relatives aux COV et de vérifier la baisse des émissions
cumulées pour les plus gros émetteurs. Depuis 2006, un
contrôle des émissions de COV à phrases de risques
(R40, R45, 61
) est mené en parallèle au contrôle
de la réduction des émissions globales.
Les 7 établissements situés sur l'agglomération
orléanaise émetteurs de plus de 30 tonnes de COV en 2000
ont été recensés et font l'objet d'un suivi annuel
:
|
Nom
|
Commune
|
|
Dépôts
de pétrole d'Orléans
|
Saint
Jean-de-Braye
|
|
John
Deere
|
Saran
|
|
Dior
(Parfums Christian)
|
Saint
Jean-de-Braye
|
|
Leroy
somer
|
Saint
Jean-de-Braye
|
|
La
Maison Pilote
|
Saint-Cyr-en-Val
|
|
Rhom
and Haas France SAS
|
Semoy
|
|
Sifa
Technologies SA
|
Orléans
|
Le
suivi des émissions cumulées montre que 518 tonnes de
COV ont été émises en 2008 sur l'agglomération
orléanaise et que la réduction globale des émissions
est de 40% par rapport aux émissions de 2000.
Une
plaquette de sensibilisation aux COV
a été réalisée par la DRIRE en 2006.
Action
VIII.2 : Contrôle de l'application des dispositions des arrêtés
ministériels de 1995 et 2001 sur la collecte des COV dans les
stations-service
La DRIRE a engagé, en 2007, une action de contrôles sur
les stations-service de l'agglomération.
L'objectif
est de vérifier le respect des dispositions relatives aux composés
organiques volatils des arrêtés ministériels du
19 décembre 2008 :
- existence d'un dispositif permettant la collecte des COV lors de
l'approvisionnement de la station-service (étape 1B),
- existence d'un dispositif de collecte des COV lors du plein des
réservoirs des véhicules (étape 2),
- existence d'un contrôle annuel du système de collecte
dit de l'" étape 2 ",
- existence d'un bilan annuel des volumes d'essences distribués.
Les
contrôles portent également sur :
- l'affichage des consignes,
- le respect des distances d'éloignement.
En
2007, 12 stations ont été contrôlées (sur
les 46 stations identifiées sur le périmètre
du PPA).
Aucune non-conformité n'a été relevée
sur l'équipement des stations (étape 1 et/ou 2). 5 stations
ne disposaient cependant pas de justificatif d'efficacité de
la collecte " étape 2 ", que ce soit l'attestation
initiale ou le contrôle datant de moins de deux ans. Ces points
ont fait l'objet de demandes de correction sous 1 mois.
En
2008, 2 stations ont été contrôlées. Aucune
non-conformité n'a été relevée sur l'équipement
des stations (étape 1 et /ou 2).
En
2009, cette action sera poursuivit et s'inscrira dans le cadre de
l'action nationale de contrôle des stations services demandée
par le ministère en charge du développement durable.
Action IX-1 : informer le public, les collectivités et les
entreprises sur les aides techniques et financières existantes
de l'ADEME, en particulier sur les économies d'énergie.
La
sensibilisation du public sur le transport (impact, transport en commun
)
a fait l'objet de colloques à Orléans au cours de la semaine
du développement durable. Un DVD " déplacements,
une affaire de choix " a également été diffusé
auprès de 56 relais régionaux.
En parallèle à l'action menée avec la DRIRE et
la CCI sur la sensibilisation aux plans de déplacements entreprises
et administrations, l'ADEME a mis en place un site
internet dédié à ce sujet.
L'ADEME et la Région continuent à financer les maîtres
d'ouvrages publics pour la réalisation d'études énergétiques
(HPE, EnR...) visant une performance énergétique supérieure
à l'exigence réglementaire du moment.
En matière de sensibilisation du public aux énergies renouvelables,
le réseau EIE est toujours plus sollicité et développe
par lui-même de nouveaux programmes. Ainsi, il élargit
et diversifie son public : 164 animations et 23 831 personnes sensibilisées
en 2006, contre 113 animations et 13 729 personnes sensibilisées
en 2005.
En outre, le réseau EIE a été complété
par la mise en place d'un espace Info Energie mobile. La Région
Centre et l'ADEME, dans le cadre du contrat de projets Etat-ADEME-Région,
ont souhaité faire l'acquisition d'un véhicule aménagé
qu'ils mettent à disposition des conseillers Info Energie qui
doit leur permettre, lors de leurs interventions sur le territoire,
de mener à bien leur mission d'information et de conseil. Auparavant,
les particuliers devaient, par une démarche volontaire, contacter
et se déplacer pour rencontrer un conseiller.
En
2008, le Conseil Régional et l'ADEME ont créé une
brochure d'information pour présenter les aides ADEME et Région
(CPER) sur les thématiques environnement et énergie, à
destination des collectivités et des entreprises.
Action
X.1 : modifier les comportements du public : sensibiliser le public
à la qualité de l'air, générer le besoin
d'information et développer les outils de mise à disposition
de cette information.
-
Réalisation d'un plaquette de sensibilisation des personnes sensibles
à la pollution de l'air

Cette action prévoit la mise en place d'une information préventive
des personnes sensibles et la mise en place d'outils transversaux de
sensibilisation du public à la pollution atmosphérique.
Dans ce cadre, une plaquette
d'information sur les outils de communication dédiés
à la qualité de l'air et apportant des informations sur
cette qualité de l'air a été créée.
Elle se décline également sous forme d'affiche explicative
sur l'indice Atmo et l'impact sur la santé de la qualité
de l'air. Editée à 65 000 exemplaires, cette plaquette
a été transmise à tous les professionnels de santé
de la région Centre.
Cette plaquette, co-financée par la DRASS et la DRIRE, est disponible
auprès des services de l'Etat (DDASS, DRASS, DRIRE, Préfecture
)
et peut être attribuée en nombre sur demande à la
DRIRE (thierry.louis@industrie.gouv.fr).
- Réalisation d'une affiche destinée
à sensibilisation les enseignants aux effet de la pollution atmosphérique
sur les enfants

Faisant suite à la diffusion en 2007 de la plaquette " personnes
sensibles ", le groupe de travail personnes sensibles, composé
de représentants de l'Education Nationale, de la DRASS, de la
DDASS 45, de LIG'AIR et de la DRIRE, a décidé en 2008
de réaliser une affiche destinée à sensibiliser
les enseignants à la pollution de fond (air intérieur
et extérieur). L'objectif est qu'ils puissent en tenir compte
dans la vie au sein de la classe et dans leurs activités pédagogiques.
Les cibles prioritaires de cette action sont les enseignants du primaire,
les professeurs du secondaire de manière générale
et, en particulier, les professeurs d'éducation physique, de
sciences naturelles et de sciences physiques.
5000 exemplaires environ seront diffusés courant du dernier trimestre
2008 dans les écoles primaires, les collèges et les lycées.
Une affiche par école et 5 par collèges ou lycées
(salle des professeurs, CDI, point de passage...).
Pour 2008-2009, le groupe de travail personnes sensibles propose de
mettre en place un plan de communication sur plusieurs années
visant à sensibiliser les scolaires sur la pollution de fond
(réalisation de différents supports de communication adaptés
au public enseignants et élèves). L'objectif serait de
poursuivre la démarche de sensibilisation entamée via
de nouveaux supports (multimédias notamment) élaboré
dans le cadre d'activités pédagogiques des élèves.
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Actions engagées
Action
XI : Mettre en place un suivi du PPA
L'article
28 de l'arrêté préfectoral en date du 26 juillet 2006
portant approbation du Plan de Protection de l'Atmosphère de la
Communauté d'Agglomération Orléans-Val de Loire prévoit
la mise en place d'un suivi, réalisé sur la base d'un bilan
annuel de l'état d'avancement du PPA par les pilotes de chaque
action tels qu'ils sont définis dans le plan.
Il
doit permettre :
-
de proposer des priorités d'action ou des indicateurs spécifiques,
- d'effectuer, dans un délai de cinq ans après la signature
de l'arrêté préfectoral portant approbation du Plan
de Protection de l'Atmosphère, une évaluation de ce plan,
- de proposer au Préfet, à partir du bilan quinquennal,
les éventuelles révisions, prolongations et/ou modifications
du PPA.
Ce
suivi sera assuré par le groupe de travail des pilotes d'actions
qui pourra intégrer, le cas échéant, des personnes
externes en fonction des sujets abordés.
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Actions engagées
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