L'impact des installations classées sur la santé
Bilan 2008

Mis à jour le 22-12-2009


 

 

 

 

La prévention du saturnisme

Depuis longtemps soumis à une réglementation sévère, le plomb – du fait des risques sanitaires qu'il fait courir aux populations exposées, notamment les enfants – constitue aujourd'hui l'une des priorités des pouvoirs publics. La DRIRE, au travers de son action d'inspection des installations classées, agit pour réduire les émissions de plomb des installations classées en fonctionnement, recenser les industries susceptibles de rejeter ce polluant afin d’engager des diagnostics environnementaux adaptés.

Ainsi, et alors même que trois importants sites industriels émetteurs de plomb en région Centre faisaient déjà l'objet, depuis 2002, d'un suivi particulier et d'un programme de réduction de leurs émissions, une mission complémentaire a été confiée à la DRIRE du Centre dans le cadre du Plan National Santé Environnement et de sa déclinaison régionale le PRSE (Action 25).

Cette action nationale visant à la connaissance les impacts liés au plomb d'origine industrielle dans les sols situés autour des installations manipulant ou ayant manipulé du plomb, est encadrée par la circulaire du 26 novembre 2004 qui précise la méthodologie à mettre en œuvre pour la réalisation des investigations à mener. Une méthodologie nationale a été établie par le Ministère de l’Ecologie et du développement durable, en collaboration avec l'Institut national de l’Environnement et des Risques (INERIS) et le BRGM.

La finalité de la démarche n'est plus seulement de faire respecter les valeurs limites d'émissions fixées aux installations classées par la réglementation, mais d'appréhender les conséquences éventuelles de celles-ci en termes de contamination de l'environnement et de risques sanitaires, afin de prendre toutes les mesures appropriées.

La Drire a inventorié tous les sites émetteurs potentiels de plomb ou susceptibles d'être contaminés

La DRIRE du Centre a inventorié tous les sites émetteurs potentiels de plomb ou susceptibles d'être contaminés par cet élément, les anciens et les établissements en fonctionnement. Après analyse de la trentaine de sites concernés, une vingtaine d'établissements en fonctionnement ont été retenus pour faire l'objet d'investigations complémentaires

Des plans d'échantillonnages pourconnaître l'état des sols à l'extérieur de ces sites ont été engagés en 2005. Fondé sur une méthodologie nationale d'évaluation, ce travail d'investigation doit permettre, à terme, d'engager un ensemble d'actions réglementaires (ex : nouvelles réductions des niveaux d'émission), techniques (ex : décontamination de sols), foncières (ex : limitations d'usage), sanitaires (ex : dépistage du saturnisme et suivi des populations touchées…).

Dans le cadre de ses missions, la DRIRE est également amenée à intervenir après la fermeture de sites émetteurs de plomb, en participant à diverses investigations : diagnostic de sols, évaluation des risques sanitaires, dépistage du saturnisme infantile, mise en place de programmes de suivi et de réhabilitation… Ce fut le cas récemment sur le site CEAC de Vierzon.

 

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