Sous-sol, mines, carrières

Mis à jour le 27/10/09

L'après-mines

La région Centre est une région où l'activité minière a été réduite.

Néanmoins, une recherche à caractère historique, réalisée par le groupement d'intérêt public GEODERIS créé pour appuyer l'administration dans ce domaine, a identifié 167 titres miniers dans la région (seuls les départements de l'Eure-et-Loir et du Loiret n'en comportent pas).

La localisation de ces titres miniers, pour autant qu'elle soit précisée, est disponible sur le SIG mis à disposition sur ce site.

La nature des exploitations

Un exemple près de Bourges dans le Cher

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nature des exploitations

Les minières de fer et manganèse

Ces petites exploitations d'origine très ancienne et dont l'essor maximum remonte aux XVIII et XIXème siècles ont extrait du minerai situé soit dans des amas superficiels au sein des argiles bariolées, des sables arkosiques et des grès ferrugineux de l'Hettangien ou des cuirrasses ferrugineuses tertiaires, soit dans des poches logées dans des cavités des calcaires jurassiques. Ce minerai était exploité soit par grattages superficiels soit par puits et galeries situés à faible profondeur. Dans certains secteurs, du minerai de manganèse situé au contact du gisement de fer a aussi été exploité comme les extractions de fer, sous forme de minières.


Les autres substances

Les substances les plus rencontrées en exploitation sont ensuite la fluorine avec en particulier la mine de Chaillac (concession du Rossignol) qui en souterrain et en mine à ciel ouvert aurait produit 350 000 tonnes de minerai.
Signalons aussi les exploitations ou titres concernant ou ayant concerné :
- le plomb avec la concession de Montmarçon,
- la plombagine pour laquelle un décret impérial du 31/12/1856 a été pris.

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Un exemple près de Bourges dans le Cher

Dans le département du Cher, l’activité extractive du fer existe depuis l’Antiquité ; elle est attestée dans les documents cartographiques.

Des ressources naturelles indispensables à l'industrie
Le Département du Cher offre au siècle dernier des ressources naturelles, fer, bois et eau, indispensables à l’industrie sidérurgique. Le minerai de fer est de bonne qualité et d’extraction facile. Après extraction, il est débourbé dans des lavoirs ou " patouillets " ou directement dans le lit des rivières avant d’être vendu aux " maîtres de forges " de la région.

Du point de vue géologique la formation est en grande partie recouverte par les formations lacustres du Berry d’une épaisseur d’environ 30 mètres. Le minerai se situe au plancher d’un dépôt argileux sous forme d’amas irréguliers ou de nids. Selon leur concentration en fer, les argiles peuvent présenter une couleur jaune ou ocreuse voire rouge sanguin lorsqu’elles servent de gangue au minerai.

Les richesses naturelles propices à l'implantation des usines métallurgiques
Ces richesses naturelles, eau, bois, fer, ont entraîné une implantation dense d’usines métallurgiques dans le département du Cher. Ainsi, à Vierzon, des hauts fourneaux furent implantés (Yvoy-le-Pré et Forges de Vierzon). Les vallées de l’Arnon et du Cher accueillirent des fonderies (Mareuil-sur-Arnon). L’usine Rosières, implantée aujourd’hui à Lunery et spécialisée dans la fabrication de gros électro ménager, fut, lors de sa création (1836,) une entreprise d’extraction du fer. La vallée de l’Aubois abrita plusieurs hauts fourneaux et fonderies actifs au XIXème siècle (Torteron, Grossouvre, le Chautay, la Chapelle-Hugon, la Guerche-sur-l’Aubois). La révolution industrielle du XIXème siècle et la stratégie nationale d’implantation des usines d’armement ont fait du département un haut lieu de l’industrie du fer.

De nombreux puits creusés au XIXème siècle
Une étude sur les minières, sites d’extraction associée à l’industrie du fer, a été réalisée début 2006 par l’organisme GEODERIS spécialisé dans l’après-mines.
Au sens de la loi du 21 avril 1810 concernant les mines, minières et carrières, les minières " comprennent les minerais de fer dits d’alluvion, les terres pyriteuses propres à être converties en sulfate de fer, les terres alumineuses et les tourbes ".
Le gisement de matière première du département du Cher présentait une grande variabilité géologique qui excluait toute option d’exploitation industrielle. Pour compenser la modeste capacité des gisements, de nombreux puits furent installés et leur exploitation joua au XIXème siècle un rôle économique important. Ces exploitations représentaient souvent " les travaux d’hiver " de l’agriculture locale. Sur les seules communes de la Chapelle Saint-Ursin et Morthomiers, les archives font état de l’existence en 1879 de 482 puits d’une profondeur comprise entre 1 et 33 mètres. Certains d’entre eux étaient situés à moins de 10 mètres de la voie ferrée Bourges-Montluçon.
Ces exploitations historiques ne sont pas répertoriées. Certains de ces puits n’ont pas été rebouchés et les terrains concernés présentent un enjeu en terme de sécurité publique car ils présentent des risques d’effondrement localisés et de tassements de remblais. Les risques d’effondrement qui en découlent doivent être pris en compte, notamment lors de l’élaboration des documents d’urbanisme ou des documents d’information communaux sur les risques majeurs (DICRIM). Ces documents sont destinés à informer la population.

Carte de la répartition des titres miniers accordés en région centre

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